Notre série d’interviews : d’anciens élèves témoignent. 3/7 : Aurélien

Troisième volet de notre série d’interviews avec Aurélien Oudot. A seulement 21 ans, cet « ancien » du Cirque Nomade fait figure de benjamin. Le jeune acrobate et contorsionniste a fait ses premières armes au sein de notre école après s’être essayé plusieurs années à la gymnastique. L’ex-enfant précoce a trouvé dans le cirque un moyen d’expression autant qu’une vocation. Moins d’un an après être sorti de l’ESAC à Bruxelles, il évolue au sein d’une troupe australienne et voit du pays ! Avec l’un de ses amis, Michaël (retrouvez son interview ici), ancien du Cirque Nomade également, il travaille, en parallèle, au lancement d’un nouveau collectif qui collaborera dès la rentrée prochaine avec une référence dans le monde du spectacle : le Cirque du Soleil !

Quelle est ton actualité ? Quels sont les projets sur lesquels tu travailles ?

Aurélien : Je suis actuellement en tournée pour le spectacle Limbo avec une compagnie australienne appelée Strut & Fret. C’est un spectacle dans lequel je joue depuis maintenant plus de 5 mois à travers le monde : j’ai déjà eu l’occasion de jouer en Allemagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Belgique. Et à venir, il y a le Canada, l’Ecosse, puis le Danemark. En parallèle, je monte ma propre compagnie avec des amis dont Michaël Hottier. Cette compagnie s’appelle « Back Pocket », et nous avons déjà été contactés par le Cirque du Soleil pour créer un numéro d’anneaux chinois dans sa nouvelle création qui verra le jour au printemps 2016.

Comment as-tu découvert le cirque ?
© Jérémy Javierre

© Jérémy Javierre

Aurélien : J’ai commencé le cirque à 12 ans après avoir fait quelques années de gymnastique. Tout l’aspect compétitif, le stress et les tensions qu’il entraîne m’ont poussé à arrêter malgré le fait que j’adorais cette discipline en tant que telle. C’est pourquoi je me suis tourné vers le cirque, d’une part pour les similarités qu’il présente avec la gymnastique dans ce qu’il requiert de physique et de technique; d’autre part, pour le côté scénique et artistique qu’il propose.

Qu’est-ce qui t’a amené au Cirque Nomade ?

Aurélien : J’étais en avance à l’école et pas tous les jours facile à vivre à la maison ! Mes parents m’ont proposé de rentrer dans un système de sport/études, c’est-à-dire d’aller au lycée le matin et, en l’occurrence, à l’école de cirque l’après-midi. Or, il se trouve que le Cirque Nomade est la seule école de cirque sur la région parisienne à proposer ce type de formation. J’ai donc essayé un an et je ne suis jamais vraiment parti…

A quel moment as-tu envisagé de faire de ta passion ton métier ?

Aurélien : Lors de la formation professionnelle, j’ai été de plus en plus amené à me retrouver sur scène. D’une part, au sein de la troupe « Urban Circus », une troupe d’adolescents de la formation pro de l’école, montée par notre directeur Gaël, qui nous a permis de jouer dans des festivals comme Aurillac et de participer à de nombreux projets de spectacles. D’autre part, en participant à des créations avec d’autres artistes déjà professionnels. C’est grâce à ces diverses expériences sur scène que j’ai réalisé que c’est ce que je souhaitais faire de ma vie.

Qu’est-ce qui t’a décidé à rejoindre la formation professionnelle du Cirque Nomade ?

Aurélien : Cela n’a pas vraiment été un choix pour moi, c’était tout simplement ce qui me correspondait le plus à cette période de ma vie : une formation qui permette de toucher un peu à tout, pas seulement d’essayer mais aussi de creuser un peu toutes les disciplines qu’offre le cirque. Je pense que cette pluridisciplinarité est l’une des choses qui m’a le plus plu et en l’occurrence, c’est devenu une vraie force dans mon métier d’artiste.

Si tu devais retenir trois choses essentielles de cette formation, quelles seraient-elles ?
© Coralie Daudin

© Coralie Daudin

Aurélien : Sans hésitation, l’atmosphère de travail ! Nous savions que nous étions là pour travailler et progresser mais c’était toujours dans un climat de bonne humeur et d’amitié. J’en retiens aussi que j’ai eu des super profs, et je pense que si j’ai été accepté à l’ESAC à Bruxelles, l’une des meilleures écoles supérieures de cirque, sans être passé par aucune autre école préparatoire avant, c’est grâce à la qualité de l’enseignement que j’ai trouvée au Cirque nomade. Et enfin et surtout, je retiens le rapport entre les personnes : c’est l’une des raisons pour lesquelles je repasse au Cirque Nomade chaque fois que je suis sur Paris. J’ai besoin de revoir ces personnes qui sont maintenant de proches amis…

Quel a été ton parcours à l’issue de cette formation ?

Aurélien : Une fois sorti de la formation pro, j’ai continué deux ans au Cirque Nomade, j’étais sur scène dans les spectacles de la compagnie, mais j’avais aussi la casquette de professeur dans les cours loisirs. J’ai ensuite poursuivi ma formation à l’ESAC à Bruxelles en spécialité acrodanse/contorsion. Je suis sorti diplômé de l’école en juin dernier avant d’intégrer différentes compagnies sur différents spectacles.

Quels conseils donnerais-tu à de futurs candidats ?

Aurélien : Profitez de cette expérience ! Après avoir quitté le Cirque Nomade, je suis passé par pas mal d’écoles et honnêtement, je n’y ai pas retrouvé l’ambiance super chouette et amicale qui règnait au Cirque Nomade. Donc, si vous voulez vous améliorer, mais aussi vous retrouver dans cette ambiance, donnez-vous à 100%, vous ne serez pas déçus.

Aurélien Oudot / Zenzel Photograhy from Zenzel Photography on Vimeo.

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