Une fin de saison riche en émotions !

Au Cirque Nomade, la saison 2014/2015 fut, une fois encore, une saison riche en beaux moments partagés, en émotions et en festivités ! Le mois de juin 2015 a d’ailleurs été marqué par deux spectacles de cirque, mais également par le tournage du clip d’adieu de notre section danse à nos locaux, et par une soirée dansante. Nous remercions tous nos adhérents pour cette belle année passée à leurs côtés et nous serons ravis de les retrouver à la rentrée. Notez bien la nouvelle adresse de notre bureau ainsi que celles de nos salles de cours. Nos nouveau lieux sont visibles en un clin d’œil grâce à notre carte de Boulogne-Billancourt : cliquez ici pour la découvrir.

Quelques souvenirs d’un mois de juin bien rempli…

    • Dimanche 7 juin : CLIP montageNotre section danse, qui a désormais son propre nom – appelez-la Elanse – avait rendez-vous au 82, rue du Point du Jour à Boulogne-Billancourt pour tourner son clip d’adieu à nos (désormais) anciens locaux. Un scénario drôle et bien ficelé par Lucille, notre professeure de danse référente, un tournage et un montage assurés par notre talentueuse adhérente Coralie, et une bonne humeur partagée par les participants : tous les ingrédients étaient réunis pour rendre cette journée mémorable ! Parking, salle de cirque, salle de danse, bateau pirate ou encore couloirs étaient investis par des personnages issus d’anciens spectacles. Pour l’occasion, Mères Noël, personnages de cabaret, Alice et la Reine de Cœur, notre dormeur agité et ses personnages oniriques étaient de nouveau de sortie au milieu de danseurs toujours aussi motivés et prêts … à se mouiller !
  • Vendredi 12 juin : montage spectacle Le Carré Bellefeuille était le théâtre de notre spectacle de cirque de fin d’année. Nos circassiens amateurs, âgés de 6 à 16 ans, ont enchaîné les tableaux sur le thème du fantastique. Pour l’occasion, loups-garous, lutins, vampires, sorciers ou encore magiciens étaient de la partie. Plus de 450 spectateurs étaient venus applaudir nos jeunes artistes et ont salué la mise en scène et les progrès de nos adhérents très motivés. Rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures !
  • Dimanche 14 juin : montage babyPlace aux artistes en culottes courtes ! Nos élèves des cours Baby Cirque, âgés de 3 à 5 ans, avaient donné rendez-vous à leurs parents pour deux sessions de démonstrations. Au programme, sur le thème du grenier, petites bestioles, fantômes, poupées et conducteurs de petit train, ont défilé sur un parcours alliant motricité, trapèze, équilibre sur objets et jonglerie.
  • montage soiréeSamedi 27 juin : Une année sur deux, la section danse organise, en alternance avec son spectacle de fin d’année, une soirée dansante. Cette année, retour dans les années 80 ! Nos danseurs amateurs se sont visiblement prêtés au jeu avec des costumes parfois osés, souvent kitsch, mais toujours assumés ! Buffet dînatoire, musiques entraînantes (et de toutes les générations) et flashmob : il n’en fallait pas plus pour passer une super soirée !

Le Cirque Nomade vous donne rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles aventures ! Les inscriptions sont ouvertes en ligne sur notre site www.cirquenomade.com jusqu’au 31 juillet. Ensuite, retrouvez-nous au Forum des Associations de la Ville le 6 septembre 2015.

Bon à savoir : Pour prolonger un peu la saison, retrouvez-nous sur nos stages d’été. Il reste encore quelques places pour notre stage de cirque 6/12 ans la semaine du 20 au 24 juillet (inscriptions sur notre site Internet).

A très vite !

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Notre série d’interviews : d’anciens élèves témoignent. 6/7 : Guilhem

Sixième et avant-dernier volet de notre série d’interviews avec Guilhem Cauchois. Ce jeune artiste de 26 ans a réalisé son rêve : travailler au Cirque du Soleil. Aujourd’hui porteur dans un duo de trapèze qu’il forme avec sa partenaire Sarah Tessier rencontrée à l’Ecole Nationale de Cirque de Montréal, Guilhem est actuellement en tournée australienne avec le spectacle Totem. L’artiste globe-trotteur, ancien élève du Cirque Nomade, a pris le temps de se confier sur son expérience.

Quelle est ton histoire avec le Cirque Nomade ?

Guilhem : J’ai découvert le Cirque Nomade à l’âge de 7 ans, il y a presque 20 ans ! A l’époque, l’association s’appelait l’EACS, l’Ecole des Arts du Cirque et du Spectacle. Je fréquentais l’école une fois par semaine le mercredi après-midi. Je me souviens avoir tout de suite été séduit par l’ambiance très familiale. On peut dire que j’étais  un « gym rat », comme disent les Anglo-Saxons ! J’adorais arriver à l’école en avance ou rester un peu plus tard après les cours pour regarder les plus anciens s’entraîner, répéter des spectacles, ou juste m’amuser avec eux. Et puis j’ai grandi et progressé, et Gaël, le directeur et fondateur de l’école, a commencé à m’emmener avec lui sur des prestations. Au début, j’étais là simplement pour aider à porter le matériel, et puis, au fur et à mesure, il a commencé à me proposer des petites prestations ici et là. Une chose en entraînant une autre, ma relation avec Gaël et mes amis de l’école s’est approfondie, et le Cirque Nomade est très rapidement devenue ma deuxième famille.

srah & guilhem 1Je suis resté au Cirque Nomade jusqu’à l’âge de 20 ans puis, je suis parti poursuivre mes études de cirque au Canada. Pendant 13 ans, le Cirque Nomade, en plus d’un enseignement artistique qui m’a permis d’avoir la carrière que j’ai aujourd’hui, m’a surtout transmis des valeurs humaines, m’a aidé et soutenu à travers toutes les épreuves qu’un enfant, un adolescent et un jeune adulte peut avoir à rencontrer. La philosophie de l’école a toujours été que l’enseignement artistique visait à l’épanouissement personnel. En tant qu’artiste international aujourd’hui, je peux affirmer que c’est une chose extrêmement précieuse et rare. C’est précisément pour cette raison qu’à chaque fois que je rentre sur Boulogne, je mets un point d’honneur à venir enseigner, assister, ou donner un cours au Cirque Nomade. Même si je suis en tournée à 99% du temps, je tiens à participer à la vie de ce lieu.

A quel moment as-tu envisagé de faire de ta passion un métier ?


Guilhem :
Quand j’étais ado, je me disais que ce serait « trop cool » de devenir un artiste de cirque mais je ne voulais pas vraiment y penser. Quand je suis entré en sport-études en classe de seconde, les choses sont alors devenues un peu plus sérieuses. Mais la période où je me suis vraiment dit : « O.K, on essaie, c’est parti », c’était en terminale au moment où il fallait faire ses choix d’orientation post-bac. On peut dire que devenir artiste professionnel a toujours été un rêve, quelque chose que j’avais toujours espéré, mais c’est à ce moment-là que ma décision s’est vraiment prise.

Qu’est-ce qui t’a décidé à rejoindre la formation professionnelle du Cirque Nomade ?

Guilhem : Au moment où j’ai intégré cette formation au Cirque Nomade, cela faisait déjà dix ans que je faisais partie de l’association. C’est donc naturellement que j’ai voulu intégrer sa formation professionnelle. J’ai voulu suivre un programme sport/études afin de me perfectionner en vue de mes potentielles auditions pour les écoles supérieures. En fait, au début, j’avais surtout envie de me perfectionner tout court. Je voulais m’entraîner de façon plus sérieuse et soutenue. La formation pro offrait vraiment un enseignement particulier et c’est cela qui m’a séduit. On a eu la chance d’avoir tout le temps des intervenants extérieurs, des artistes, professeurs, etc., issus de différentes disciplines (cirque, danse, théâtre). L’ambiance était vraiment géniale !

Si tu devais retenir 3 souvenirs ou choses essentiels de ton expérience au cirque nomade, quels seraient-ils ?


Guilhem :
Tout d’abord, je me souviens d’un cours avec notre professeur d’aérien qui, un jour, a décidé qu’on ne ferait pas d’aérien, mais de l’escrime. On n’était pas vraiment emballé par cette idée ! Mais c’est là qu’il nous a dit qu’aucun apprentissage n’était superflu, et que dans ce métier « tout servait ». Ensuite, je retiens ce que Gaël a dû me répéter un milliard de fois : « un artiste doit rester humble ». Enfin, je retiens que le spectacle est certes notre métier mais que l’on doit toujours le faire avec passion.

Suite à ta formation au Cirque Nomade, tu as tenté et réussi le concours d’entrée à l’École Nationale dE Cirque de Montréal : comment s’est passé ta rencontre avec ta partenaire Sarah ?


srah & guilhemGuilhem :
Quand j’ai auditionné à l’Ecole Nationale de Cirque de Montréal, je me suis présenté en solo, mais j’étais ouvert à la pratique d’une discipline en duo. J’avais en effet eu la chance durant ma formation au Cirque Nomade de toucher à plusieurs disciplines de groupe et je voulais me diriger vers ce type d’acrobatie. Ma partenaire actuelle, Sarah, venait d’effectuer une année de formation préparatoire à Montréal et cherchait un partenaire de trapèze. Le dernier jour des auditions, l’école nous a fait essayer le trapèze ensemble et je présume qu’ils ont dû déceler notre potentiel ! Un mois et demi plus tard, je recevais un e-mail m’annonçant que j’étais reçu au programme en temps que spécialiste du trapèze duo avec Sarah.

Médaillé d’or au Festival Mondial du Cirque de Demain en 2013, tout comme ton ancien camarade Michaël(LIRE SON INTERVIEW ICI), tu travailles aujourd’hui au Cirque du Soleil sur le spectacle Totem : peut-on dire que tu as concrétisé deux rêves de gosse ?

Guilhem : Oui, c’est sûr que j’ai réalisé deux, et même trois rêves de gosse ! C’est un grand honneur et une grande chance que j’ai de jouer sur la scène du Cirque du Soleil tous les jours ! De même pour le Festival Mondial : Gaël nous emmenait chaque année voir le festival et c’était toujours un événement très électrisant pour nous ! Donc d’avoir eu l’opportunité de jouer sur cette scène mythique, avec Michaël, et en plus, de remporter à ses côtés une médaille d’or a été un moment que je n’oublierai jamais…

Que peut-on te souhaiter de plus pour la suite de ta carrière ? As-tu d’autres projets à venir ?

Guilhem : J’ai deux autres projets en cours. Le premier n’a rien à voir avec le cirque, puisque je viens d’ouvrir « L’Epicurianu », un bar à vin et à tapas corse rue de la Folie Méricourt, à Paris. De passage à Paris le mois dernier, j’ai pu participer à son inauguration le 29 mai. Nous sommes 4 à la tête de ce projet, dont un ami d’enfance de Boulogne et son père. C’est un projet très excitant car cela n’a rien à voir avec le milieu du spectacle, même s’il est vrai que la cuisine est une forme d’art et qu’il y a aussi un rapport avec un « public ». Par ailleurs, je travaille depuis un an déjà sur un autre projet artistique et nous ouvrirons avec un de mes amis et collègue notre propre société de production d’ici quelques semaines. Nous avons déjà deux commandes pour des performances qui auront lieu en août 2016 et août 2017. Je ne veux pas en dire trop mais je passe la plupart de mon temps libre à travailler sur ce projet qui implique des artistes japonais ! Je fais énormément de choses en même temps et j’ai donc peu de temps libre mais je suis passionné par ce que je fais. J’ai choisi d’être un artiste professionnel et je l’assume pleinement !

guilhem porté

Un conseil pour nos futurs candidats à la formation pro ?

Guilhem : Soyez ouverts et disponibles. Il n’existe pas une seule route à suivre pour devenir un artiste. Vous avez sûrement des attentes et une idée préconçue de ce qu’il faut apprendre pour devenir un artiste de cirque mais d’après mon expérience et les rencontres exceptionnelles que j’ai pu faire avec des artistes non moins exceptionnels, je peux vous dire que vous avez chacun votre propre apprentissage à faire. Et justement, il y un détail important auquel le Cirque Nomade porte une grande attention : c’est de respecter le caractère unique de chaque étudiant…

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Pour en savoir plus…

Notre série d’interviews : d’anciens élèves témoignent. 5/7 : Renaud.

Renaud Roué a passé deux années au Cirque Nomade avant d’intégrer le Centre Régional des Arts du Cirque (CRAC) de Lomme, dans le nord de la France. L’ancien comptable devenu jongleur ne regrette sa « nouvelle vie » pour rien au monde ! (Clin d’œil à sa reconversion ?) son numéro de sortie, intitulé Des pieds et des mains, est son premier solo.  Retour sur son parcours.

Peux-tu nous parler de ton actualité ?

Renaud : Je suis sorti de ma formation à Lomme en juin 2014 avec un numéro dont le titre est Des pieds et des mains, que je propose pour différents galas et événements. Par ailleurs, je suis interprète dans le spectacle Jongle de la compagnie Théâtre Bascule. Il s’agit d’un spectacle jeune public que nous jouons un peu partout en France. Enfin, je suis actuellement en création avec un étudiant de Lomme qui est également jongleur balles. Nous travaillons à l’écriture d’un spectacle en duo.

Comment as-tu découvert le cirque ?
© Tom Lacoste

© Tom Lacoste

Renaud : J’ai d’abord découvert le jonglage à l’âge de 11 ans ; je le pratiquais comme un hobby. Après avoir fréquenté des lieux d’échange autour du jonglage sur Paris ainsi que les conventions de jonglerie, je me suis intéressé à l’histoire de cette pratique et me suis ainsi rapproché du cirque. C’est d’ailleurs au début de mon cursus de professionnalisation que j’ai découvert le cirque et son univers, au Cirque Nomade notamment.

Tu as fait tes premiers pas dans le monde du travail en tant que comptable : se reconvertir en jongleur professionnel, c’est peu commun ! Pourquoi avoir changé de voie ?

Renaud : J’ai d’abord présenté des numéros à l’occasion de scènes ouvertes lors de conventions de jonglerie. Ces expériences au contact du public m’ont donné envie de me professionnaliser. Je suivais des études de comptabilité que j’ai interrompues pour me former en jonglerie. J’ai donc trouvé un travail à mi-temps en tant que comptable pour financer mes cours de danse, de théâtre et certains stages. La réorientation a été pour le moins extrême mais je ne la regrette absolument pas aujourd’hui.

Pourquoi avoir rejoint le Cirque Nomade et sa formation professionnelle ?

Renaud : En 2009, j’ai voulu me préparer à passer les concours d’entrée en école supérieure des arts du cirque. Je me suis renseigné sur les formations possibles sur Paris. Le Cirque Nomade proposait de pratiquer notamment la danse, le théâtre, l’acrobatie, et disposait de locaux que nous pouvions occuper pour pratiquer librement nos spécialités. J’y ai donc débuté ma formation directement en septembre de la même année.

Quels souvenirs marquants gardes-tu de tes années au Cirque Nomade ?

Renaud : D’abord de très belles rencontres ! En effet, plus qu’un univers, j’y ai découvert des formateurs, des artistes, des initiateurs, des étudiants tous motivés à l’idée de se retrouver autour du cirque. Je me souviens également de prestations collectives que nous faisions pour différents événements dans la région. La bonne humeur était toujours au rendez-vous !

© Tom Lacoste

© Tom Lacoste

Quel a été ton cursus par la suite ?

Renaud : En septembre 2011 j’ai intégré la formation artistique de l’Ecole de Lomme. Durant 3 ans j’ai développé mes techniques de jonglage. J’ai également appréhendé la scène de différentes façons : en solo, en duo, au sein d’un collectif, lors d’improvisations, de compositions, de numéros, de spectacles… Le but était d’acquérir une expérience scénique. La fin de troisième année à été consacrée à l’écriture de mon numéro, Des pieds et des mains.

Aujourd’hui, tu vis de ta passion, quels conseils donnerais-tu à nos futurs candidats à la formation professionnelle ?

Renaud : D’abord, de suivre leurs envies et leurs rêves. Cependant, je pense qu’il est important de s’engager dans la formation qui correspond le mieux à ce que l’on est et à ce que l’on veut faire dans les arts du cirque. En effet, il arrive que des étudiants en formation artistique aiment pratiquer et se former mais ne prennent pas tant de plaisir que cela sur scène. Peut-être que pour eux une formation d’initiateur aux arts du cirque ou une pratique amateur assidue serait plus appropriée… Je reste persuadé que l’envie de se produire doit être très forte pour toute personne qui souhaite devenir artiste de cirque.

Des pieds et des mains – Teaser from Renaud Roué on Vimeo.

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Pour en savoir plus …

Notre série d’interviews : d’anciens élèves témoignent. 4/7 : Zoé

Zoé Micha a fait partie de la première génération de la formation professionnelle du Cirque Nomade. Aujourd’hui, la jeune femme vit de sa passion et a fondé en 2011 sa propre compagnie, Erézance. Cette dernière compte à son actif plusieurs spectacles et s’est déjà produite dans de nombreux événements et festivals dans l’Hexagone. Actuellement en travail sur sa prochaine création, Où dorment les mouettes ? Zoé a pris quelques minutes pour témoigner pour le blog de son ancienne école.

peux-tu nous parler de ton actualité ?

zoé cordeZoé : Je travaille actuellement sur la création du nouveau spectacle de ma compagnie, Erézance. Ce spectacle intitulé « Où dorment les mouettes ? » mêle la danse verticale au cirque et au théâtre autour d’une structure de 6 x 6 mètres. La compagnie axe son travaille sur l’importance et la diversité du langage corporel, qui est avant tout un vecteur d’émotions. Parallèlement, je travaille aussi avec d’autres compagnies comme la Cie d’ailleurs ou Cri o lane circus… Je me produis également sur des événementiels où je continue à jouer mes précédents numéros solos. Outre mon activité artistique, je dispense des cours d’aérien et propose des ateliers de recherche d’écriture en aérien pour tous niveaux au sein de ma compagnie. J’anime aussi des ateliers de découverte du cirque pour les enfants.

Raconte-nous tes débuts dans le cirque…

Zoé : Je crois que l’on peut dire que mes premiers pas dans le cirque se sont faits quand j’étais très jeune, vers 6 ans. A l’époque,  je montais des numéros sur trapèze et balançoire dans le jardin et j’avais mes voisins pour spectateurs ! Puis j’ai grandi en pensant que ce n’était que des enfantillages. Ce n’est qu’à 18 ans que le cirque est revenu sur ma route et que je l’ai alors pris au sérieux.

A quel moment as-tu envisagé de faire de ta passion ton métier ?

Zoé : Un jour, j’ai vu un spectacle de cirque nouveau qui m’a émue, profondément… ça a touché quelque chose en moi et je me suis dit que c’était là ma place : sur une piste, sous un chapiteau…

© Dom Secher

© Dom Secher


Qu’est-ce qui t’a décidé à rejoindre la formation professionnelle du Cirque Nomade ?

Zoé : N’ayant pas fait de gym – en tout cas, pas plus que ce que l’on peut expérimenter à l’école – ou pratiqué tout autre sport de manière un peu plus poussée, j’ai commencé par cumuler des cours de cirque en loisir dans différentes écoles sur Paris. C’est là que j’ai entendu parler du Cirque Nomade. Cette école proposait une formation professionnelle et, pour entrer en première année, le mot d’ordre était la motivation avant le niveau. J’ai donc décidé de tenter ma chance et j’ai été admise !

Quels souvenirs GARDES-TU DE TES ANNÉES AU CIRQUE NOMADE ?

Zoé : Des rencontres formidables, tant au niveau des professeurs, qui étaient aussi des artistes professionnels en activité, que des élèves. J’en garde aussi la possibilité qu’il nous a été donnée de faire un plongeon rapide dans la vie professionnelle…

Quel a été ton parcours une fois sortie de la formation pro du Cirque Nomade ?

Zoé : J’ai suivi ma formation au Cirque Nomade de 2004 à 2007. Par la suite, je suis devenue responsable pédagogique du secteur loisirs de l’école. Et, en 2008, avec Julia Munoz, une autre élève qui avait suivi la formation pro avec moi, nous avons monté notre compagnie « Que talle Suenos ? » : nous avions un numéro en trapèze duo pour l’événementiel ainsi qu’un spectacle d’une heure qui englobait des numéros en trapèze duo , trapèze fixe et tissu. Nous nous sommes séparées en 2010 quand elle est partie vivre à Montpellier.

Quels sont tes projets à venir ?

IMG_1408-Edit-1Zoé : Actuellement, je travaille surtout à développer l’envergure de ma compagnie tant au point de vue de son pôle pédagogique que de ses créations artistiques… Je viens d’emménager à Nantes et j’aimerais pouvoir développer des activités sur place, tout en continuant celles déjà existantes en région parisienne. Au sein de la compagnie, nous travaillons, comme je l’expliquais précédemment, sur notre première grosse création « Où dorment les mouettes? », un spectacle complet et pluridisciplinaire. Notre travail artistique est guidé par la recherche toujours plus poussée autour de l’émotion véhiculée par les corps en mouvement…

POUR FINIR, Quels conseils donnerais-tu à nos futurs candidats a la formation pro ?

Zoé : Je crois qu’il est important d’avoir conscience que le cirque et le travail du corps de manière générale sont un engagement véritable et un travail au quotidien. Ce n’est pas à prendre à la légère. Le cirque c’est dur, c’est beau et c’est magique à la fois !

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Pour en savoir plus …

  • Rendez-vous sur le site Internet de la compagnie Erézance : cliquez ici.
  • Pour suivre l’actualité de la compagnie sur Facebook, c’est par là !

Notre série d’interviews : d’anciens élèves témoignent. 3/7 : Aurélien

Troisième volet de notre série d’interviews avec Aurélien Oudot. A seulement 21 ans, cet « ancien » du Cirque Nomade fait figure de benjamin. Le jeune acrobate et contorsionniste a fait ses premières armes au sein de notre école après s’être essayé plusieurs années à la gymnastique. L’ex-enfant précoce a trouvé dans le cirque un moyen d’expression autant qu’une vocation. Moins d’un an après être sorti de l’ESAC à Bruxelles, il évolue au sein d’une troupe australienne et voit du pays ! Avec l’un de ses amis, Michaël (retrouvez son interview ici), ancien du Cirque Nomade également, il travaille, en parallèle, au lancement d’un nouveau collectif qui collaborera dès la rentrée prochaine avec une référence dans le monde du spectacle : le Cirque du Soleil !

Quelle est ton actualité ? Quels sont les projets sur lesquels tu travailles ?

Aurélien : Je suis actuellement en tournée pour le spectacle Limbo avec une compagnie australienne appelée Strut & Fret. C’est un spectacle dans lequel je joue depuis maintenant plus de 5 mois à travers le monde : j’ai déjà eu l’occasion de jouer en Allemagne, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Belgique. Et à venir, il y a le Canada, l’Ecosse, puis le Danemark. En parallèle, je monte ma propre compagnie avec des amis dont Michaël Hottier. Cette compagnie s’appelle « Back Pocket », et nous avons déjà été contactés par le Cirque du Soleil pour créer un numéro d’anneaux chinois dans sa nouvelle création qui verra le jour au printemps 2016.

Comment as-tu découvert le cirque ?
© Jérémy Javierre

© Jérémy Javierre

Aurélien : J’ai commencé le cirque à 12 ans après avoir fait quelques années de gymnastique. Tout l’aspect compétitif, le stress et les tensions qu’il entraîne m’ont poussé à arrêter malgré le fait que j’adorais cette discipline en tant que telle. C’est pourquoi je me suis tourné vers le cirque, d’une part pour les similarités qu’il présente avec la gymnastique dans ce qu’il requiert de physique et de technique; d’autre part, pour le côté scénique et artistique qu’il propose.

Qu’est-ce qui t’a amené au Cirque Nomade ?

Aurélien : J’étais en avance à l’école et pas tous les jours facile à vivre à la maison ! Mes parents m’ont proposé de rentrer dans un système de sport/études, c’est-à-dire d’aller au lycée le matin et, en l’occurrence, à l’école de cirque l’après-midi. Or, il se trouve que le Cirque Nomade est la seule école de cirque sur la région parisienne à proposer ce type de formation. J’ai donc essayé un an et je ne suis jamais vraiment parti…

A quel moment as-tu envisagé de faire de ta passion ton métier ?

Aurélien : Lors de la formation professionnelle, j’ai été de plus en plus amené à me retrouver sur scène. D’une part, au sein de la troupe « Urban Circus », une troupe d’adolescents de la formation pro de l’école, montée par notre directeur Gaël, qui nous a permis de jouer dans des festivals comme Aurillac et de participer à de nombreux projets de spectacles. D’autre part, en participant à des créations avec d’autres artistes déjà professionnels. C’est grâce à ces diverses expériences sur scène que j’ai réalisé que c’est ce que je souhaitais faire de ma vie.

Qu’est-ce qui t’a décidé à rejoindre la formation professionnelle du Cirque Nomade ?

Aurélien : Cela n’a pas vraiment été un choix pour moi, c’était tout simplement ce qui me correspondait le plus à cette période de ma vie : une formation qui permette de toucher un peu à tout, pas seulement d’essayer mais aussi de creuser un peu toutes les disciplines qu’offre le cirque. Je pense que cette pluridisciplinarité est l’une des choses qui m’a le plus plu et en l’occurrence, c’est devenu une vraie force dans mon métier d’artiste.

Si tu devais retenir trois choses essentielles de cette formation, quelles seraient-elles ?
© Coralie Daudin

© Coralie Daudin

Aurélien : Sans hésitation, l’atmosphère de travail ! Nous savions que nous étions là pour travailler et progresser mais c’était toujours dans un climat de bonne humeur et d’amitié. J’en retiens aussi que j’ai eu des super profs, et je pense que si j’ai été accepté à l’ESAC à Bruxelles, l’une des meilleures écoles supérieures de cirque, sans être passé par aucune autre école préparatoire avant, c’est grâce à la qualité de l’enseignement que j’ai trouvée au Cirque nomade. Et enfin et surtout, je retiens le rapport entre les personnes : c’est l’une des raisons pour lesquelles je repasse au Cirque Nomade chaque fois que je suis sur Paris. J’ai besoin de revoir ces personnes qui sont maintenant de proches amis…

Quel a été ton parcours à l’issue de cette formation ?

Aurélien : Une fois sorti de la formation pro, j’ai continué deux ans au Cirque Nomade, j’étais sur scène dans les spectacles de la compagnie, mais j’avais aussi la casquette de professeur dans les cours loisirs. J’ai ensuite poursuivi ma formation à l’ESAC à Bruxelles en spécialité acrodanse/contorsion. Je suis sorti diplômé de l’école en juin dernier avant d’intégrer différentes compagnies sur différents spectacles.

Quels conseils donnerais-tu à de futurs candidats ?

Aurélien : Profitez de cette expérience ! Après avoir quitté le Cirque Nomade, je suis passé par pas mal d’écoles et honnêtement, je n’y ai pas retrouvé l’ambiance super chouette et amicale qui règnait au Cirque Nomade. Donc, si vous voulez vous améliorer, mais aussi vous retrouver dans cette ambiance, donnez-vous à 100%, vous ne serez pas déçus.

Aurélien Oudot / Zenzel Photograhy from Zenzel Photography on Vimeo.

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Pour en savoir plus …