Plexus, oeuvre hybride, à (re)découvrir

Le metteur en scène et fondateur de la Compagnie 111, Aurélien Bory, crée en 2012 son deuxième portrait de femme. Après Questcequetudeviens écrit pour la danseuse de flamenco Stéphanie Fuster en 2008, Aurélien Bory récidive en 2012 et propose Plexus, une oeuvre contemporaine, visuelle et chorégraphique, pensée pour et interprétée par la danseuse et chorégraphe japonaise Kaori Ito.

« Plexus vient du latin basse époque et signifie ‘entrelacement’. Dans sa signification anatomique plus tardive, il prend le sens de ‘réseau de nerfs ou de vaisseaux' », nous apprend le descriptif de la Compagnie 111 qui produit ce spectacle. Plexus est une oeuvre originale, à la croisée de différentes disciplines : danse, théâtre visuel mais aussi marionnette. Grâce à un dispositif scénique complexe fait de milliers de fils en nylon qui évoquent justement le réseau nerveux, la danseuse Kaori Ito évolue, illustrant le dialogue entre monde intérieur et monde extérieur et évoquant les mystères du corps…

Kaori Ito commence la danse classique au Japon où elle continue sa formation jusqu’à l’âge de 16 ans, avant de poursuivre sa carrière à Londres, puis à New-York. Aujourd’hui, elle compte de nombreuses collaborations prestigieuses à son actif : Angelin Preljlocaj (Les Quatre Saisons), Philippe Découflé (Iris) ou encore James Thierrée (Au revoir Parapluie, Tabac Rouge)…

Après avoir rencontré un franc succès mondial, Plexus est de retour en France en 2014 où il se joue au Théâtre des Abbesses, à Paris. Cette saison, après être passé à Chambéry, à Strasbourg, à Orléans et à Saint-Brieuc notamment, Plexus revient en région parisienne pour 4 représentations : les 19 et 20 mai prochain, au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines et les 29 et 30 mai au Centre des Arts d’Enghien-les-Bains. En juin, Plexus se jouera à Toulouse pour quelques dates.

« Poupée mécanique manipulée, elle semble cassée aux articulations, les membres bringuebalant avant de conquérir son espace en se hissant sur des agrès invisibles. »
Marie-Christine Vernay – Libération, le 12 janvier 2014

« ‘Plexus’ est une forêt faite de 5.000 fils de nylon dans laquelle il fait bon se perdre. Elle est habitée par une danseuse rare, Kaori Ito, petit bout de talent d’origine japonaise, révélée chez Philippe Decouflé puis James Thierrée. Il a fallu qu’Aurélien Bory la rencontre pour que naisse ce miracle de poésie graphique qui emballe la France entière. »
Philippe Noisette – Les Echos, le 22 décembre 2014

« Aurélien Bory invente des mondes parallèles stupéfiants, aux pans inclinés et à la perspective inversée. »
Marie Pons – Let’s Motiv, le 1er avril 2015

« Avec ‘Plexus’, portrait en creux de Kaori Ito, Aurélien Bory réalise un bijou de théâtre optique d’une grande beauté qui croise la magie, l’art de la marionnette et le cinéma. »
Rosita Boisseau – Le Monde, le 16 janvier 2014

Plus d’informations sur le site de la Compagnie 111 en cliquant ici.

A noter : Le CDA d’Enghien-les-Bains propose un tarif privilégié « groupe » pour nos adhérents (à partir de 10 personnes) à 8 euros.

L’étoile Aurélie Dupont prête à tirer sa révérence…

Une étoile naît, une autre s’en va… Ainsi va le cycle de la vie au sein du prestigieux Opéra National de Paris. Alors que l’on apprenait il y a quelques semaines la nomination d’une nouvelle danseuse étoile, Laura Hecquet, c’est avec nostalgie qu’une page se tourne pour l’une des figures de cette institution renommée. Aurélie Dupont ne dérogera pas à la retraite imposée à 42 ans et demi (précisément) pour les danseurs de l’Opéra National de Paris et fera officiellement, le 18 mai prochain, ses adieux à la scène en tant que danseuse étoile.

La danseuse prodige se représentera pour la toute dernière fois à l’Opéra Garnier le 18 mai prochain. Elle y reprendra le rôle de la tragique héroïne Manon dans le ballet L’Histoire de Manon, de Kenneth MacMillan. A cette occasion, elle aura pour partenaire l’artiste invité Roberto Bollé, danseur de la Scala de Milan qui tiendra le rôle de Des Grieux. Le rôle de Manon est le premier qu’elle avait repris, au terme d’une blessure qui lui avait coûté un an et demi d’arrêt, peu de temps après sa nomination en tant qu’étoile, en 1998. C’est donc dans ce rôle symbolique, pour elle, que la gracieuse ballerine fera ses adieux à sa carrière d’étoile.

Pour l’occasion, la représentation du 18 mai sera filmée et diffusée en direct dans 350 salles de cinéma en Europe. C’est le réalisateur Cédric Klapisch, qui a consacré un documentaire à la danseuse en 2009 – intitulé Aurélie Dupont, l’espace d’un instant   qui sera derrière la caméra. Pour les personnes qui auront manqué en direct cette soirée forte en émotions, la chaîne télévisée France 3 retransmettra ce ballet d’adieu le 30 mai prochain en deuxième partie de soirée. Le documentaire de Klapisch consacré à Aurélie Dupont précédera.

Au terme de ses adieux à la scène de l’Opéra de Paris, Aurélie Dupont ne quittera pour autant pas de suite la maison qu’elle a « habitée » durant 32 ans. L’étoile deviendra en effet maître de ballet au sein de l’institution où elle a fait ses gammes puis toute sa carrière. C’est par amitié, admiration et respect pour l’actuel directeur du ballet de l’Opéra de Paris, Benjamin Millepied qu’elle dit s’être laissée convaincre d’accepter ce poste. Dès septembre prochain, la ballerine de 42 ans prendra donc ses nouvelles fonctions au sein d’une maison qu’elle connaît très bien. Danseuse exemplaire, Aurélie Dupont « représente le meilleur de l’école de danse de l’Opéra de Paris, et, comme Nicolas Le Riche, a marqué l’histoire de l’Opéra et l’histoire de la danse », estime Benjamin Millepied qui compte désormais sur elle pour transmettre le meilleur de sa passion et de son savoir-faire au corps de ballet de l’Opéra de Paris…

Mouvements Émouvants : une première édition sous le signe de l’amour…

Mouvements Émouvants : voilà un titre intriguant et poétique ! Il s’agit du nom choisi pour le festival de danses classiques indiennes organisé pour la toute première fois à Paris lors du dernier week-end de ce mois de mars…

Pour sa première édition, Mouvements Émouvants bénéficie du haut patronage de l’Ambassade de l’Inde. L’objectif de ce festival parisien dédié aux danses classiques indiennes est de faire connaître ces dernières en les mettant en lumière à travers conférence, spectacle et stages accessibles à tous.

Mouvements Émouvants propose donc de découvrir les danses traditionnelles de l’Inde, d’en appréhender et comprendre les multiples formes et subtilités. Ce festival inédit, dont cette première édition a pour thème l’amour, se déroulera les 28 et 29 mars prochain. Au programme :

◊ Une conférence gratuite (réservation obligatoire) sur l’histoire et l’esthétique des danses classiques indiennes, tenue par Tiziana Leucci, chargée de recherche au CNRS, anthropologue de la danse et spécialiste de l’histoire des traditions chorégraphiques indiennes.
Samedi 28 mars à 18h, à l’Espace Jemmape, 116 Quai de Jemmape, 75010 Paris

 Un spectacle de danses classiques indiennes autour du thème central – l’amour – pour découvrir 6 styles classiques de la danse indienne : Bharata Natyam (Kalpana), Kuchipudi (Madolika), Kathak (Kalithasan Chandrasegaram), Manipuri (Angela Sterzer), Sattriya (Soazic Lelan) et Odissi (Mahina Khanum).
Samedi 28 mars à 20h, à l’Espace Jemmape, 116 Quai de Jemmape, 75010 Paris

 Des stages de danse pour s’initier aux différents styles en compagnie des interprètes découverts sur scène la veille.
12h-13h Bharata Natyam avec Kalpana
13h-14h Sattriya avec Soazic Lelan
14h-15h Kuchipudi avec Madolika
15h-16h Manipuri avec Angela Sterzer
17h-18h Kathak avec Kali Chandrasegaram
18h-19h Odissi avec Mahina Khanum (atelier avec percussionniste)
Dimanche 29 mars à partir de midi, à Micadanses, 15-16 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris

Retrouvez l’intégralité du programme de cet événement, toutes les informations et tarifs sur le site de Mahina Khanum, co-organisatrice du festival avec l’association Léz’Arts Media.

Pour réserver, rendez-vous sur la billetterie en ligne ici.

Pockemon Crew de retour sur scène !

Du parvis de l’Opéra de Lyon où il est né dans les années 90, aux salles de spectacle, il n’y a apparemment qu’un pas que le collectif Pockemon Crew a su franchir avec succès.

Aujourd’hui le « crew » le plus titré au monde sur le circuit des battles, issu de la ville de Lyon, berceau français de la danse, remplit les salles et jouit d’une notoriété internationale. Avec à leur actif plusieurs pièces chorégraphiques, les danseurs de ce collectif de hip-hop qui s’illustrent autant dans les battles et concours que sur scène à travers leur compagnie, participent à faire reconnaître les danses urbaines comme des disciplines à part entière et ont largement contribué à populariser et démocratiser le hip-hop…

Leur dernière création, Silence, on tourne !, sous la direction artistique de Riyad Fshani, a déjà rencontré un franc succès en France, où elle a été présentée pour la première fois, en 2012, au festival Suresnes Cités Danse puis jouée notamment à La Cigale, à Paris, en 2013, avant de partir en tournée nationale et internationale, notamment en Asie, d’où les Pockemon Crew sont récemment revenus.

affiche-silence-on-tourne-e1421244059445
Silence, on tourne !
 établit un lien entre le cinéma des années 30 et 40 et les origines du mouvement hip-hop aux Etats-Unis. La troupe de hip-hopeurs de ce spectacle évolue dans une ambiance très new-yorkaise et renoue avec l’esthétique en noir et blanc du début du siècle dernier. Hommage au septième art, ce spectacle est aussi un clin d’œil à la ville d’origine des danseurs, Lyon, où les Frères Lumière inventèrent le cinéma au XIXe siècle.

« Silence, on tourne ! (…) se situe entre deux univers artistiques, celui du cinéma d’avant-guerre et celui des danses urbaines d’aujourd’hui. Entre ces deux mondes, la magie opère et les liens entre le cinéma en noir et blanc et une danse tout en couleurs sont presque fusionnels. »
La Dépêche du Midi (12/02/2014)

« A travers des décors et des costumes inspirés par les classiques du cinéma, les danseurs emmènent le public dans un voyage chorégraphique et musical agrémenté de prouesses physiques spectaculaires. »
Manila Standard Today (29/05/2014)

« Le hip-hop à son meilleur niveau. »
Lanouvellerepublique.fr (19/08/2014)

Bonne nouvelle : les Pockemon Crew repartent sillonner la France et rejouent Silence, on tourne ! Ils seront de passage en région parisienne et notamment à Boulogne-Billancourt pour une représentation unique au Carré Bellefeuille le vendredi 20 mars prochain. Chers adhérents : nous vous proposons des places à 12,50 €, alors profitez-en, c’est un spectacle à ne pas manquer !

 

18e Biennale de Danse du Val-de-Marne : J-10 !

Dans dix jours, 23 lieux s’animeront dans le Val-de-Marne à l’occasion de la 18e édition de la Biennale de Danse de ce département…

affiche-40x60_321659Cette année, c’est autour du thème « sens migratoires » que la Biennale de Danse du Val-de-Marne proposera de découvrir 25 compagnies, 10 créations – dont 8 premières en France ! – pour un nombre total de 62 représentations en 5 semaines ! Internationale, cette édition 2015 recevra des artistes venus non seulement des quatre coins de l’Hexagone, mais également d’Europe (d’Espagne, d’Italie, du Portugal, d’Autriche, d’Angleterre ou encore des Pays-Bas) et accueillera également des artistes venus du Mexique…

Déroulant un paysage chorégraphique varié, cette 18e Biennale de Danse du Val-de-Marne fera la part belle à l’ouverture au jeune public, aux laboratoires et aux projets in situ développés en partenariat avec le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris (CNSMDP), avec des écoles d’architectes ainsi qu’avec l’école de cirque de Rosny-sous-Bois. Géré et proposé par la Briqueterie, le centre de développement chorégraphique du Val-de-Marne, situé à Vitry-sur-Seine, cet événement se déroulera du 5 mars au 3 avril prochain.

Pour découvrir la programmation de cette 18e édition et réserver vos places, rendez-vous sur le site Internet de La Briqueterie (cliquez ici).

en couverture : Origami de Satchie Noro & Silvain Ohl - première le 07/03 à l'Hôtel de Ville de Vitry-sur-Seine