Prêts pour la 9e Rencontre des Jonglages ?

Pour sa neuvième édition, la « Rencontre des Jonglages » fait peau neuve et se voit dédier un site Internet pour l’occasion ! Permettant aux passionnés de jonglage, amateurs ou professionnels, de se rencontrer, la Rencontre des Jonglages fédère chaque année depuis sa création les professionnels du milieu et a permis de voir émerger une nouvelle génération de jongleurs…

Cette année, le festival qui fête ses neuf ans gagne en étoffe et durera, au total un mois, grâce à un « pré-festival », intitulé « Prémices », qui permettra aux spectateurs franciliens de découvrir plus de spectacles, et ce, dans des lieux partenaires. La Maison des Jonglages et Houdremont, scènes conventionnées de La Courneuve (93) s’associent en effet à d’autres lieux, partenaires de l’événement, pour offrir une édition enrichie d’un alléchant programme les trois semaines précédent la Rencontre des Jonglages…

Du 25 mars au 14 avril, place donc à « Prémices », une édition hors les murs de la Maison des Jonglages, pour trois semaines de spectacles à découvrir à Paris (75) au Carreau du Temple et à la Coopérative de rue et de cirque (2r2c), à l’Académie Fratellini à Saint-Denis (93), à l’Espace Renaudie d’Aubervilliers (93) ainsi qu’au Théâtre de l’Agora à Evry (91). Le festival en tant que tel prendra, quant à lui, ses quartiers, comme d’habitude à La Courneuve, du 15 avril au 17 avril inclus.

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L’Américain Wes Peden

Au menu de cette double programmation, qui prend des allures de véritable rendez-vous francilien cette année, des « stars » de la scène actuelle du jonglage comme l’Américain Wes Peden (médaillé de bronze du 33e Festival Mondial du Cirque de Demain) qui présentera un solo lors du festival « Prémices » les 25 et 26 mars. Il est également au programme de la Rencontre des Jonglages avec un spectacle de rue de 15 minutes sobrement intitulé Béton (16 et 17 avril). On retrouve également à l’affiche des « Prémices » du festival le très célèbre jongleur allemand Stefan Sing dans un spectacle solo – baptisé Entropia – également les 25 et 26 mars prochain.

Parmi les nouveaux venus dans le monde du jonglage professionnel, nous sommes très heureux et fiers de noter cette année la présence d’un ancien élève du Cirque Nomade (dont vous pouvez retrouver l’interview sur notre blog, en cliquant ici). Renaud Roué, diplômé du CRAC de Lomme, présentera Des pieds et des mains, son numéro solo (format court de 6 minutes) à l’occasion de cette 9e Rencontre des Jonglages, dimanche 17 avril prochain.

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Renaud Roué dans « Des pieds et des mains »  © Tom Lacoste

 

Enfin, la Rencontre des Jonglages est aussi l’occasion de s’adonner à des ateliers de tous niveaux, à des « workshops » pour les professionnels et amateurs chevronnés mais aussi de découvrir des concerts. Programmation à consulter sur le site Internet dédié au festival.

 

 

Groupe Grenade : une explosion de talents !

En 1989/1990, le Ministère de la Culture propose à la chorégraphe aixoise Josette Baïz une résidence d’un an auprès d’enfants et d’adolescents issus des quartiers nord de Marseille. Cette expérience, réussie, donne lieu à une deuxième année de travail avant que ne naisse, en 1992, le groupe Grenade. Forte de deux années riches en émotions, Josette Baïz crée cette troupe qui rassemble des jeunes danseurs amateurs – et qui regroupe aujourd’hui une cinquantaine d’enfants au total – âgés de 7 à 18 ans.

didier-philispart-romeo-et-juliette-1_51hVendredi 12 février dernier, à 20h30, 16 jeunes danseurs du groupe Grenade étaient réunis sur la scène du Carré Bellefeuille, à Boulogne-Billancourt, pour interpréter Roméo et Juliette, une pièce chorégraphique contemporaine, créée en juillet 2013 par Josette Baïz sur une musique de Sergueï Prokofiev.
Les Roméo et Juliette de Josette Baïz ont visiblement conquis le coeur du public venu en nombre applaudir le talent de ces jeunes danseurs, dont certains rejoindront la compagnie de la chorégraphe à leur majorité. La particularité du spectacle : donner à voir sur scène des amants de l’âge du couple mythique, respectivement âgés de 14 ans et 16 ans. On reste d’autant plus émerveillé de voir surgir chez ces adolescents danseurs autant de puissance dans l’interprétation… Quant aux plus jeunes, ils se sont montrés appliqués, certainement déterminés à suivre l’exemple de leurs aînés. Ces enfants sont sans conteste plus qu’heureux de vivre cette expérience du collectif et de la scène et de la partager avec le public.

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Josette Baïz

Standing ovation méritée donc, à la fin du spectacle vendredi dernier. Par ailleurs, le Carré Bellefeuille a permis aux spectateurs de prolonger la soirée après la représentation grâce à une rencontre en bord de scène avec la chorégraphe du groupe Grenade et « ses » jeunes. L’occasion pour Josette Baïz de revenir sur l’historique du groupe et sur le travail réalisé auprès de ces danseurs amateurs. Pour certains, les anecdotes ne manquent pas, comme pour ce jeune garçon de 11 ans – l’un des plus jeunes interprètes du spectacle – qui a quitté sa famille, à Briançon, pour rejoindre le groupe Grenade et pouvoir, déjà, vivre quotidiennement sa passion ! En famille d’accueil depuis la rentrée, il ne boudait pas son plaisir sur scène. Face à tant de conviction, de passion et de travail – le niveau technique est déjà très impressionnant – le public, dont nous étions, n’a pu que repartir touché par ces jeunes interprètes passionnés, si beaux à regarder danser. Ce moment touchant a permis aux spectateurs de poser leurs questions à la chorégraphe et parfois même, aux danseurs. Qu’il était émouvant de voir ces graines d’artistes si investis sur scène parfois si intimidés de répondre à une question, une fois démaquillés et sans leurs costumes de scène…

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Quelques danseurs du groupe Grenade

Un grand merci au Carré Bellefeuille d’avoir programmé ce spectacle du groupe Grenade, qui reste un dispositif unique en France, et d’avoir permis cette rencontre et ces échanges simples et touchants. Merci également au groupe Grenade d’avoir profité des vacances scolaires pour nous faire découvrir, à Boulogne-Billancourt, son talent. « La valeur n’attend pas le nombre des années » : nous en avons eu une belle démonstration vendredi dernier.

Pietragalla et Derouault à l’honneur dans Télérama

Ils forment un couple phare de la scène chorégraphique française depuis plus de 15 ans. Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault nourrissent leur relation de leur passion commune pour la danse et inversement. Leur compagnie, le Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault, vient d’ajouter à son répertoire une nouvelle création dans laquelle les deux danseurs interrogent la notion de couple : rapport à l’autre, rapport à soi, en passant par cette troisième entité qui est « nous ».

https://i2.wp.com/icon.telerama.fr/autopromoslider/TELD3430_Inegalites.jpgJe t’ai rencontré par hasard a démarré sa tournée aux Folies Bergères à Paris le 9 février (où le couple de danseurs sera en représentation jusqu’au 21 février). Nous avons eu la chance de rencontrer ces deux artistes à l’occasion de la représentation du solo Être ou Paraître interprété par Julien Derouault le 12 janvier dernier au Carré Bellefeuille, à Boulogne. « Pietra » comme elle est communément nommée nous présentait à cette occasion le nouveau spectacle de ce couple phare de la danse contemporaine en France. Nous la retrouvons cette semaine aux côtés de son partenaire de vie et de scène, Julien Derouault, dans Télérama qui leur consacre un interview.

(Pour lire cet entretien dans son intégralité sur le site de télérama, cliquez ici.)

 

Pietragalla / Derouault : “La danse est une philosophie de vie. Même si notre fille en a parfois ras le bol”

"Nous avons chorégraphié et dansé vingt-cinq spectacles ensemble depuis seize ans. Nous n'avons, sauf exception, pas d'autres partenaires en scène". Julien Derouault
Ces corps-là se connaissent : sur scène, le couple de danseurs réinvente la vie commune. Et fait valser amour et formica, abandon et habitude.

Est-ce votre histoire de couple que vous mettez en scène dans ce nouveau duo ?

Marie-Claude Pietragalla : Le titre, Je t’ai rencontré par hasard, est celui d’une chanson de Ferré. Bien sûr, c’est une pièce intime, mais en même temps universelle. L’idée était de raconter deux solitudes qui vont former un couple et un personnage à part entière. Pour nous, 1 + 1 n’égale pas 2, mais 3.

Julien Derouault : Nous évoquons le mouvement des sentiments mais aussi la routine de la vie. Les béquilles de Pietra lorsqu’elle était blessée sont présentes sur le plateau par exemple. A partir du choc amoureux, nous racontons comment ce couple va perdurer dans le temps. Nous avons aussi choisi des extraits de textes référents pour nous accompagner, comme Phèdre, de Racine.

Quelle est votre méthode de travail en studio ?

J.D. : Nous avons chorégraphié et dansé vingt-cinq spectacles ensemble depuis seize ans. Nous n’avons, sauf exception, pas d’autres partenaires en scène. Nos habitudes de travail sont d’abord corporelles. Elle tombe, je sais où la récupérer ; elle pirouette et je suis là… Nous pouvons nous abandonner l’un à l’autre. Mais nous nous réservons des surprises. Tout ce qui est figé est mort.

M.C.P. : Nous créons dans une sorte de partie de ping-pong. On parle beaucoup, on se regarde mutuellement improviser, chacun prenant le relais de l’autre. On peut évidemment ne pas être d’accord mais le bateau doit arriver au port. Toutes les décisions artistiques se font ensemble.

Concrètement, dans la danse, quels sont vos points communs et vos différences ?

M.C.P. : Nous respirons de la même façon en dansant. Nous avons la même énergie. Chacun de nos gestes en amène un autre qui se répercute en ricochet sur un troisième. C’est comme ça que se construit notre mouvement. Personnellement, j’ai une gestuelle fluide, aérienne tandis que Julien est plus animal, avec un rapport au sol proche de l’énergie hip-hop.

J.D. : Nous doutons toujours de ce que nous faisons. Nous nous posons sans cesse des questions sur le sens des spectacles, leur finalité. Le doute conserve l’enfance et la créativité. Il faut rester vivant dans le travail.

Le fait que Pietra, très en vue avec l’émission « Danse avec les stars », soit plus célèbre entraîne-t-il un déséquilibre dans le couple ?

M.C.P. : Pas de combats narcissiques ni de luttes d’ego chez nous. Je fais très attention à ce que Julien soit présent sur tout. Nous créons ensemble.

Vous arrive-t-il de débrancher lorsque vous rentrez à la maison ?

M.C.P. : Impossible de compartimenter sa vie. Rêver est notre métier et on ne peut pas s’arrêter de rêver.

J.D. : Nous sommes passionnés tous les deux. La danse est une philosophie de vie. Même si notre fille, Lola, 11 ans, en a parfois ras le bol.

Le clown Chocolat, en haut de l’affiche…

Difficile de faire l’impasse ces dernières semaines sur la sortie imminente d’un film qui promet de connaître un succès populaire : Chocolat, réalisation de Roschdy Zem relatant d’histoire du premier clown noir de la scène française interprété par le non moins populaire Omar Sy. L’acteur césarisé en 2012 y donne la réplique à un enfant de la balle,  James Thierrée – qui interprète le binôme de Chocolat, le clown Foottit – également connu pour être le petit-fils de Charlie Chaplin.
Pour les lecteurs de notre blog, voici un article consacré au clown Chocolat, à l’occasion de la sortie du film éponyme le 3 février prochain…

chocolat site okCe biopic a d’ores et déjà le mérite de mettre en lumière le parcours atypique d’un artiste de cirque qui a connu un succès fulgurant avant de retrouver l’anonymat et de finir sa vie dans la misère. Le clown Chocolat, de son vrai nom Rafael Padilla, naît dans une famille africaine réduite en esclavage et déportée à Cuba. Devenu orphelin, il est vendu vers l’âge de 10 ans à un marchand. Après s’être enfui à 14 ans, il vit de petits métiers avant de faire la rencontre fortuite du clown blanc Tony Grice. Ironie du sort, c’est le futur partenaire du clown Chocolat, Foottit, qui éclipsera Tony Grice lorsqu’il rencontrera à son tour le succès au Nouveau Cirque, à Paris… Tony Grice fait alors de Rafael Padilla son homme à tout faire mais aussi son partenaire occasionnel dans quelques numéros, impressionné par ses qualités de danseur et par sa force physique… C’est à partir de là que naît son surnom « Chocolat », quolibet raciste qui paraissait totalement anodin en cette époque coloniale et qui contribua à forger l’image « exotique » du personnage… Renvoyé brutalement par Tony Grice, Rafael Padilla alias Chocolat se fait remarquer par Foottit qui évolue alors lui aussi au Nouveau Cirque, haut lieu de divertissement parisien de l’époque. C’est ce dernier qui encourage le directeur du Nouveau Cirque à engager le clown Chocolat indépendamment de Tony Grice. Il rencontre alors rapidement un franc succès avec son pantomime comique « La Noce de Chocolat ».

Une carrière fulgurante

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Foottit et Chocolat (c.1900), studio Walery Paris

Comme on le sait, c’est le duo de Chocolat avec le clown anglais George Foottit qui le fera véritablement accéder à la célébrité. Ensemble, ils créent le duo « Foottit et Chocolat », un binôme passé à la postérité : celui du clown blanc et du clown auguste ; Rafael Padilla incarne le souffre-douleur « nègre » face à Foottit. Les deux compères connaissent la gloire au Nouveau Cirque à partir de 1886. Pendant presque 20 ans, ils enchaînent les tours de piste et leur duo connaît son apogée aux Folies Bergères en 1905 avant leur séparation en 1910. Par la suite, chacun tentera une carrière de son côté. Foottit voulant travailler avec ses trois fils, il part en tournée avec son propre cirque ; quant au clown Chocolat, il eut beaucoup de mal à se maintenir en haut de l’affiche sans son illustre partenaire.

Rafael Padilla s’essaya alors au théâtre et fut, en plus du premier clown noir, l’un des tout premiers comédiens noirs de France. Il obtient un rôle dans Moïse, pièce mise en scène par Firmin Gémier, père du théâtre populaire français, mais revient très vite à l’art du clown et au cirque avec son fils adoptif, Eugène Grimaldi avec qui il monte en 1912 le duo « Tablette et Chocolat ». Comme clown blanc, son fils Eugène obtient un certain succès et reprend même les numéros de son père avec l’un des fils de George Foottit – Georgey – en 1921. Celui-ci est alors le premier clown à venir distraire les enfants dans les hôpitaux.
Malheureusement, Rafael Padilla, qui poursuit difficilement une carrière dans des petits cirques de province, ne renouera jamais avec le succès – tout comme George Foottit – et sombre dans l’alcoolisme. Il tombe dans l’oubli aussi vite qu’il connut la gloire, à une époque où les Noirs restaient considérés comme des citoyens de seconde classe, artistes ou non… Il meurt dans la misère et l’anonymat à l’âge de 49 ans à Bordeaux et est d’ailleurs inhumé dans la partie réservée aux indigents du cimetière protestant de la ville…

Aujourd’hui, grâce au – déjà populaire – film Chocolat, la mémoire de cet artiste précurseur semble réhabilitée. Comme un clin d’œil au destin, c’est le comédien Omar Sy, premier Noir à remporter le César du meilleur acteur en 2012 (pour son rôle dans Intouchables) qui prête ses traits au clown Chocolat, à son époque, premier Noir à avoir une vraie carrière d’artiste de cirque en France…

Un devoir de mémoire

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Chocolat (c.1910) – Photo : Sylvie Mercier Collection

Une exposition itinérante constituée d’une vingtaine de panneaux, intitulée « On l’appelait Chocolat, sur les traces d’un artiste sans nom », est proposée à la Maison des Métallos à Paris du 3 au 28 février 2016 avec le soutien de la Mairie de Paris.

Cette exposition à l’initiative du collectif DAJA – un collectif fondé en 2007 par des enseignants, des artistes du spectacle vivant, des travailleurs sociaux et des chercheurs en sciences sociales -interroge encore aujourd’hui sur les préjugés racistes, les discriminations, les droits de l’homme. D’ailleurs soutenu par la Ligue des Droits de l’Homme, elle relate le parcours de cet artiste oublié, aujourd’hui de nouveau sur le devant de la scène. En 2012, la pièce de théâtre « documentaire » Chocolat Blues, co-écrite par Gérard Noiriel, historien de l’immigration et biographe de Rafael Padilla, auteur de Chocolat clown nègre, l’histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française(2012) mais également de Chocolat, la véritable histoire d’un homme sans nom, paru le 13 janvier dernier, a ainsi vu le jour. Gérard Noiriel a également participé à l’écriture d’une autre pièce, mise en scène par Marcel Bozonnet et interprétée par la compagnie des comédiens voyageurs : Chocolat, clown nègre.

Un film actuel

Chocolat, film de Roschdy Zem, à découvrir dans les salles obscures mercredi 3 février, est donc l’occasion de revenir sur l’histoire d’un ancien esclave devenu star du cirque et personnage populaire pendant près de 20 années… Grâce au film, le clown Chocolat connaît actuellement une nouvelle célébrité. Par extension, le long-métrage permettra – on l’espère – de mieux s’intéresser aux artistes qui ont révolutionné/révolutionnent l’art et font ainsi évoluer la société sans souvent s’en rendre compte.

Ce n’est que le 20 janvier dernier, soit presque un siècle après la mort de Rafael Padilla alias « le clown Chocolat », qu’une plaque commémorative à l’emplacement du Nouveau Cirque d’autrefois a été inaugurée en présence d’Anne Hidalgo, Maire de Paris, du réalisateur Roschdy Zem et des comédiens Omar Sy et James Thierrée, ainsi que des descendants des clowns Chocolat et Foottit. Le texte de cette plaque commémorative est le suivant: « Ici, au Nouveau Cirque, Rafael Padilla dit le « Clown Chocolat » (vers 1868-1917), né esclave à Cuba, et Georges Foottit (1864-1921) ont inventé la comédie clownesque associant le Clown Blanc et l’Auguste ». Le 6 février, trois jours après la sortie du film, une autre plaque commémorative, dans le cimetière de Bordeaux où il repose, sera également dévoilée.

Pour en savoir plus :

Dirk & Fien : rencontre exceptionnelle à Saint-Cloud.

Samedi 23 janvier, le Cirque Nomade emmenait avec lui quelques élèves découvrir Le Carrousel des Moutons, un spectacle onirique proposé par la compagnie belge d’irque et fien en représentation aux Trois Pierrots, à Saint-Cloud. Après le spectacle, nous avons eu la chance de faire connaissance avec les deux interprètes du spectacle.

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Salle comble et rire d’enfants étaient au rendez-vous aux Trois Pierrots, à Saint-Cloud (92) samedi dernier. Le Carrousel des Moutons, spectacle de la compagnie belge d’irque et fien, a déjà bien tourné depuis sa création en 2010. Duo entre un circassien et une musicienne, ce spectacle met en valeur un troisième protagoniste : un imposant piano, à la fois instrument de musique, agrès d’équilibre et manège atypique.

La compagnie tient son nom des deux artistes qui l’ont créée en 2005, suite à leur rencontre. Dirk, circassien accompli – tout à la fois jongleur, clown, équilibriste et acrobate – fait la démonstration de ses talents auprès de Fien, pianiste. Après avoir roulé sa bosse dans des spectacles de rue et dans son propre solo, Dirk, formé à l’ESAC à Bruxelles puis à Montréal joue désormais aux côtés de Fien (le spectacle Oh Suivant ! était leur toute première création commune).

Partenaires sur scène comme dans la vie, les deux artistes belges font montre de leur complicité et de leur complémentarité dans Le Carrousel des Moutons, un spectacle jeune public où poésie, musique et cirque se mêlent. Très bien reçu par la critique – et pour cause ! – et notamment récompensé en 2011 du prix du meilleur interprète au festival TAC de Valladolid (Espagne), ce spectacle impressionne aussi par sa structure : un imposant piano de plus d’une tonne et demie qui évolue tel un manège, monte, descend, se dresse à la verticale et se prête aux cabrioles et aux acrobaties d’un personnage songeur, clownesque et touchant. Fien, pianiste aguerrie, ne perd jamais le contrôle de son instrument, quand bien même se retrouve-t-elle à plusieurs mètres au-dessus du sol !

Le Cirque Nomade a eu la chance d’applaudir le duo complice de ce beau spectacle samedi dernier puis de les rencontrer grâce à un échange intimiste en bord de scène après la représentation. L’occasion pour les élèves, quelque peu intimidés, de poser des questions sur la réalisation d’un tel spectacle et notamment sur sa structure impressionnante qui les a visiblement tous fascinés ! Les deux artistes se sont ainsi confié sur l’histoire de la compagnie et sur la réalisation de ce spectacle et nous ont parlé également de leur prochain spectacle qui met en scène non seulement 4 protagonistes mais également 4 pianos ! Un nouveau défi technique qui attend nos deux artistes et que le public international pourra découvrir bientôt à l’occasion de leur prochaine tournée…

Merci encore à Dirk et à Fien ainsi qu’à l’équipe du théâtre Les Trois Pierrots à Saint-Cloud pour ce moment particulier.

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Plus d’infos :

  • Découvrez l’univers de la compagnie sur son site : www.dirque.com