La Danseuse, biopic à découvrir prochainement

A partir du 28 septembre prochain, nous pourrons découvrir au cinéma La Danseuse, premier long-métrage de Stéphanie Di Giusto. Le film revient sur la destinée de Loïe Fuller, danseuse américaine qui connut le succès à Paris avec sa célèbre « danse serpentine ».

la danseuse filmIl y a quelques mois, la distribution du film La Danseuse foulait les marches du Festival de Cannes. Le film a notamment fait parler de lui car Lily-Rose Depp, fille de l’ex-couple star Johnny Depp/Vanessa Paradis, y tient son premier grand rôle. Pourtant, ce n’est pas elle qui tient le haut de l’affiche, mais Soko, qui interprète la danseuse Loïe Fuller, considérée comme une pionnière de la danse moderne.

Née aux Etats-Unis, Loïe Fuller rencontre le succès à Paris, où elle devient rapidement une vedette des Folies Bergères. Célèbre pour sa « danse serpentine » (1891), elle fut la première à inventer et réaliser des scénographies dans lesquelles la lumière est un élément fondamental. Elle captivait son audience en faisant tournoyer des voiles tout autour d’elle, créant ainsi un mouvement fluide et un effet visuel inédit.

La Danseuse revient sur l’ascension de cette artiste avant-gardiste, mais également sur sa rencontre avec Isadora Duncan (Lily-Rose Depp) qui voulut « libérer » la danse de ses codes. Celle-ci éclipsera son aînée, qui reste néanmoins une référence dans l’histoire de la danse, bien que pratiquement oubliée du grand public après sa mort en 1928…

Amateurs de danse et de son histoire, ne manquez pas ce nouveau biopic, en salles le 28 septembre prochain.

Patinoire : spectacle éclectique et personnage survolté

Dans le cadre de la tournée 2016 de son spectacle solo Patinoire, l’artiste québécois Patrick Léonard, l’un des co-fondateurs de la compagnie de cirque Les 7 Doigts de la Main, était en représentation au Carré Bellefeuille, à Boulogne-Billancourt, mardi 22 mars.

AFFICHE_PATINOIRE_)Champion canadien de patins à roulettes, circassien chevronné formé à l’Ecole Nationale de Cirque de Montréal, passé par le cirque Knie (Suisse) et ancien membre du Cirque du Soleil, Patrick Léonard a plus d’une corde à son arc et a pu en faire la démonstration hier, lors de son spectacle d’une heure vingt interprété sur la scène du Carré Bellefeuille. Reconnu pour ses performances comiques en solo – Patrick Léonard a notamment reçu le Prix Nikouline au Festival Mondial du Cirque de Demain, à Paris – l’artiste s’affranchit des limites d’un genre, le cirque en l’occurrence, pour conjuguer humour et performances multiples (équilibres, cascades, tours) et faire appel à diverses influences, qu’elles soient musicales, circassiennes ou encore théâtrales.

Patinoire confine, en ce sens, davantage au one-man show (à l’américaine) qu’au solo de cirque à proprement parler. Personnage clownesque et attachant, bavard et drôle dans son franglais au fort accent québécois, Patrick Léonard s’encourage (« allez Patoche, tu peux le faire ! ») dans ses performances risquées qui met le public en tension tout en l’amusant beaucoup. En effet, lorsque le trublion se décide à escalader une tour à l’équilibre fragile faite d’un empilement d’enceintes, la tension est palpable dans l’assemblée. Si les acrobaties et les équilibres sont fragiles, la performance, elle, est solide. Patrick Léonard règne en maître sur la scène qu’il transforme bien vite en un petit cabinet de curiosités via un décor composé de bric et de broc…

Le public, complice, en redemande. Nous n’avons donc pas boudé notre plaisir lorsqu’une rencontre en bord de scène nous a été proposée après le spectacle. Naturel et sincère, Patrick Léonard s’est prêté avec bienveillance au jeu des questions-réponses. Ce moment d’échange fut l’occasion d’en apprendre plus sur son parcours et sur la création de ce spectacle, né d’une envie, de souvenirs et d’objets amassés au fil des années et d’un besoin profond de reconnaissance. Une reconnaissance sincère, propre à l’artiste qui donne tout sur scène. Patinoire est en cela un clin œil à ce qu’il est prêt à montrer sur scène, en se dépatouillant de situations rocambolesques, empêtré volontairement et pour le plaisir du public dans sa propre mise en scène. S’il « patine » – ou « rame » diront les Français – métaphoriquement, Patrick Léonard maîtrise néanmoins son sujet et la magie du spectacle a pu se prolonger au-delà grâce à cette rencontre exceptionnelle. Drôle et attachant sur scène, il l’est aussi en dehors et a su nous le montrer. Comédien, circassien, metteur en scène et comique, Patrick Léonard n’en demeure pas moins un homme en quête de partage et ce, pour notre plus grand plaisir.

Merci à lui, à la compagnie Les 7 Doigts de la Main et au Carré Bellefeuille pour cette superbe soirée !

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Dirk & Fien : rencontre exceptionnelle à Saint-Cloud.

Samedi 23 janvier, le Cirque Nomade emmenait avec lui quelques élèves découvrir Le Carrousel des Moutons, un spectacle onirique proposé par la compagnie belge d’irque et fien en représentation aux Trois Pierrots, à Saint-Cloud. Après le spectacle, nous avons eu la chance de faire connaissance avec les deux interprètes du spectacle.

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Salle comble et rire d’enfants étaient au rendez-vous aux Trois Pierrots, à Saint-Cloud (92) samedi dernier. Le Carrousel des Moutons, spectacle de la compagnie belge d’irque et fien, a déjà bien tourné depuis sa création en 2010. Duo entre un circassien et une musicienne, ce spectacle met en valeur un troisième protagoniste : un imposant piano, à la fois instrument de musique, agrès d’équilibre et manège atypique.

La compagnie tient son nom des deux artistes qui l’ont créée en 2005, suite à leur rencontre. Dirk, circassien accompli – tout à la fois jongleur, clown, équilibriste et acrobate – fait la démonstration de ses talents auprès de Fien, pianiste. Après avoir roulé sa bosse dans des spectacles de rue et dans son propre solo, Dirk, formé à l’ESAC à Bruxelles puis à Montréal joue désormais aux côtés de Fien (le spectacle Oh Suivant ! était leur toute première création commune).

Partenaires sur scène comme dans la vie, les deux artistes belges font montre de leur complicité et de leur complémentarité dans Le Carrousel des Moutons, un spectacle jeune public où poésie, musique et cirque se mêlent. Très bien reçu par la critique – et pour cause ! – et notamment récompensé en 2011 du prix du meilleur interprète au festival TAC de Valladolid (Espagne), ce spectacle impressionne aussi par sa structure : un imposant piano de plus d’une tonne et demie qui évolue tel un manège, monte, descend, se dresse à la verticale et se prête aux cabrioles et aux acrobaties d’un personnage songeur, clownesque et touchant. Fien, pianiste aguerrie, ne perd jamais le contrôle de son instrument, quand bien même se retrouve-t-elle à plusieurs mètres au-dessus du sol !

Le Cirque Nomade a eu la chance d’applaudir le duo complice de ce beau spectacle samedi dernier puis de les rencontrer grâce à un échange intimiste en bord de scène après la représentation. L’occasion pour les élèves, quelque peu intimidés, de poser des questions sur la réalisation d’un tel spectacle et notamment sur sa structure impressionnante qui les a visiblement tous fascinés ! Les deux artistes se sont ainsi confié sur l’histoire de la compagnie et sur la réalisation de ce spectacle et nous ont parlé également de leur prochain spectacle qui met en scène non seulement 4 protagonistes mais également 4 pianos ! Un nouveau défi technique qui attend nos deux artistes et que le public international pourra découvrir bientôt à l’occasion de leur prochaine tournée…

Merci encore à Dirk et à Fien ainsi qu’à l’équipe du théâtre Les Trois Pierrots à Saint-Cloud pour ce moment particulier.

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Plus d’infos :

  • Découvrez l’univers de la compagnie sur son site : www.dirque.com

Au Carré Bellefeuille avec Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault

Hier, mardi 19 janvier à 20h30, le rideau de la grande salle du Carré Bellefeuille, à Boulogne-Billancourt, se levait sur Être ou Paraître, récente création du Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault. A la fin du spectacle, les spectateurs étaient invités à une rencontre avec les chorégraphes et fondateurs de la compagnie : Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault. Nous y étions.

etre ou paraitrePendant plus d’une heure, Julien Derouault, danseur émérite, également comédien, incarne, seul sur scène, les textes puissants d’Aragon, mais aussi de Shakespeare dans l’une des dernières créations de sa compagnie : Être ou Paraître. L’œuvre est hybride : théâtre (de mots et de gestes), poésie et chorégraphies aux accents contemporains et urbains coexistent, se répondent (souvent) et s’entremêlent. Marie-Claude Pietragalla, partenaire dans le travail et dans la vie de Julien Derouault, signe la mise en scène – volontairement dépouillée – de ce spectacle solo d’1h10. Elle co-signe également la chorégraphie.

IMG_2180Après le spectacle, nous avons eu la chance de rencontrer les deux danseurs et fondateurs du Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault. Yannaël Quenel, au piano et à la création musicale, a rejoint également la table ronde informelle menée par Chantal de Charmoy, directrice adjointe et chargée de la programmation du Carré Bellefeuille. C’est elle qui, lors du dernier festival d’Avignon, séduite par le spectacle, a souhaité le programmer à Boulogne cette saison.

IMG_2184En toute humilité, mais avec beaucoup de passion, Pietragalla et Derouault nous ont raconté brièvement la genèse de cette création si particulière, mais aussi la démarche artistique de leur compagnie – créée conjointement en 2004 –  et notamment la place du théâtre et des textes dans leur travail… Un éclairage sur certains passages du spectacle, sur la création musicale et la résonance du texte sur la danse (et inversement) a permis aux spectateurs de s’imprégner, à chaud après la performance, de la démarche chorégraphique et intellectuelle des chorégraphes et du danseur qui se révèle tout autant comédien. Les spectateurs étaient ainsi invités à poser leurs questions. Et c’est avec des traits d’humour et beaucoup de disponibilité que Julien Derouault, comédien et danseur soliste de cette œuvre, s’est confié sur la rudesse du travail fourni pour parvenir à s’approprier autant la poésie des textes que leur interprétation dans le mouvement. Aragon était un « choix immédiat », et c’est avec l’admiration d’un homme simple pour un grand auteur qu’il nous a parlé de la puissance des mots, de l’importance du rythme et du caractère infini du travail à fournir dans l’interprétation de son œuvre.

Unanimement bluffés par la performance d’un danseur-comédien jamais essoufflé sur scène, les spectateurs ont pu partager un moment privilégié auprès de ce couple de danseurs célèbre, venus échanger pendant près d’une heure autour de ce spectacle atypique. Pietragalla et Derouault ont également posé le temps de quelques photos, immortalisant une soirée placée sous le signe de l’art, de la culture et du spectacle vivant à Boulogne-Billancourt.

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Plus d’informations :

  • Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault sont à l’affiche de leur tout nouveau spectacle, Je t’ai rencontré par hasard. Chorégraphes, scénographes et interprètes de cette création qui interroge le couple, ils ont de nouveau collaboré avec Yannaël Quenel à la création musicale. A découvrir aux Folies Bergères à Paris, du 9 au 21 février 2016.
  • Plus d’informations sur le Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault sur le site :  www.pietragallacompagnie.com

L’Office du Tourisme de Boulogne parle du Cirque Nomade !

En cette semaine du 14 décembre 2015, l’Office du Tourisme de Boulogne-Billancourt met notre école à l’honneur. Nous remercions l’équipe de l’OTBB pour cet interview en 4 questions de Gaël Massot, fondateur et directeur pédagogique du Cirque Nomade. Egalement fondateur et directeur artistique de la compagnie Maboul Troubadour, il est à l’affiche du spectacle jeune public Le Sortilège de Baltazar qui se jouera à Boulogne les 22, 23 et 24 décembre prochain.

(pour lire l’article directement sur le site, cliquez ici)

4 Questions à Gaël Massot – Cirque Nomade

Découvrez l’interview de Gaël Massot, directeur pédagogique du Cirque Nomade et directeur artistique de la compagnie Maboul Troubadour.

4Q - Cirque Nomade - LogoPouvez-vous nous parler des activités du Cirque Nomade ?

Le Cirque Nomade a plusieurs pôles d’activités. Le plus conséquent est la partie école de cirque loisirs qui propose des cours hebdomadaires aux amateurs dès 3 ans. Quel que soit le niveau et les capacités, nos cours sont ouverts à tous ; nous envisageons les arts du cirque comme un vecteur de bien-être et un moyen de faire se rencontrer des personnes de milieux différents.

Outre nos cours, nous proposons des stages de cirque pendant les vacances scolaires. Depuis 2009, une section danse, amateur elle aussi, est venue s’ajouter à notre panel d’activités. Hors ses murs, le Cirque Nomade intervient dans des écoles, des centres de loisirs, des IME (Institut Médico-Éducatif)… pour proposer des ateliers de découverte des arts du cirque adaptés à chaque projet.

Nous détenons également notre propre compagnie professionnelle, Maboul Troubadour, qui compte à son actif un certain nombre de spectacles pour la scène, la rue ou encore des événements prestigieux…

D’où vous est venue l’idée de la création du Cirque Nomade ?

Le Cirque Nomade est né il y a 25 ans, sous le nom d’École des Arts du Cirque et du Spectacle. 
A l’origine, il s’agissait de réaliser un vieux rêve qui m’était très cher. J’ai grandi à Boulogne-Billancourt au sein de « l’habitat communautaire du 14 rue de Sèvres », où des Boulonnais s’unirent pour répondre aux besoins en logement de l’époque, mais pas uniquement : la place laissée aux associations de jeunesse, de sport et de culture était primordiale.

25 ans après, l’association est toujours là et s’est très bien développée puisqu’elle compte près de 500 adhérents aujourd’hui. J’y suis directeur pédagogique mais également directeur artistique de la compagnie Maboul Troubadour. Le Cirque Nomade compte aujourd’hui une douzaine de salariés, majoritairement professeurs de cirque, ainsi que 2 salariés à temps plein au bureau qui gèrent la coordination des cours, les inscriptions, la communication interne et externe de l’association, les projets que nous développons à l’extérieur de la structure, l’administration, etc.

Quels sont les projets du Cirque Nomade pour 2016 ?

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En 2016, nous clôturerons la saison par nos spectacles amateurs de cirque, comme chaque année, et de danse (tous les deux ans). Nous espérons également fêter dignement les 25 ans de notre association début 2016 !

Nous fourmillons aussi d’idées avec notre « petite troupe » : l’an passé, j’ai relancé ce projet qui me tient à cœur, à savoir accompagner nos élèves les plus avancés et motivés dans leur envie de s’investir en dehors des cours, en développant leur potentiel artistique et en se représentant à l’occasion d’événements artistiques et/ou caritatifs notamment, mais aussi en allant voir des spectacles de cirque de haut niveau avec nous, et avec, parfois en prime, la chance de rencontrer les artistes !

Ainsi, nous avons participé au Téléthon à Boulogne-Billancourt avec notre « petite troupe » le 5 décembre dernier, et elle aura l’occasion de se représenter sur scène pour la première partie du dernier spectacle de notre compagnie, Le Sortilège de Baltazar que nous jouerons à l’auditorium de l’Espace Landowski les 22, 23 et 24 décembre 2015. Par ailleurs, ce spectacle, sorti de résidence cet été, se destine à une tournée nationale.

La compagnie artistique fait partie intégrante de l’ADN du Cirque Nomade et nous comptons vraiment développer sa notoriété au même titre que celle de l’école loisir, qui est déjà bien connue des Boulonnais.

D’un point de vue plus personnel, quels sont vos lieux et événements boulonnais préférés ?

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© Coralie Daudin

Mes coups de cœur vont à deux lieux de culture essentiels à notre ville. Tout d’abord, le Carré Belle-Feuille, superbe salle de spectacles, avec une programmation toujours variée et parfois même audacieuse ! Nous avons la chance de travailler souvent avec eux et l’équipe est toujours disponible et efficace. Ensuite, le cinéma d’art et d’essai Landowski, un lieu chaleureux à taille humaine qui propose des films internationaux souvent peu relayés dans les grandes salles. 

  Interview réalisée le 09/12/2015

Prochainement, Le Sortilège de Baltazar

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Infos pratiques