Un spectacle de fin d’année réussi !

Vendredi 10 juin, près de 200 de nos élèves des cours de cirque loisir avait donné rendez-vous à leurs proches au Carré Bellefeuille pour le spectacle de fin d’année. Le public a répondu présent en nombre : plus de 500 spectateurs sont venus applaudir nos graines d’artistes !

affiche spectacle cirque v2.jpgCette année, c’est le thème du Caucase qui fédérait les différents groupes d’élèves qui préparaient tableaux collectifs et/ou numéros solos depuis plusieurs mois. Sur des musiques folkloriques et traditionnelles, tantôt rythmées à l’instar des morceaux tziganes ou plus lyrique comme les chants arméniens, nos élèves âgés de 6 à 40 ans ont pu faire démonstration de leurs talents.

Toutes les disciplines du cirque étaient à l’honneur, du jonglage à l’acrobatie, en passant par le trapèze, le tissu et le cerceau aériens ou encore les équilibres sur objet (fil de fer, boule, rouleaux américains). Cette année, le Cirque Nomade portait ce projet de spectacle en partenariat avec la Chorale des Enfants de Levallois, qui s’est illustrée de ses voix cristallines à l’occasion de plusieurs tableaux. Le 19 juin prochain, quelques élèves des cours ados du Cirque Nomade iront, à leur tour, accompagner certains chants lors de leur spectacle Caucase Attitude.

Vous avez été nombreux à faire le déplacement et à nous faire part de vos félicitations par la suite et nous vous en remercions. Nous remercions vivement toute notre équipe pédagogique qui a travaillé à la réussite de ce spectacle, la ville de Boulogne pour son soutien et le Carré Bellefeuille où nous avons eu l’honneur de jouer. Autre nouveauté cette année : nous vous rappelons qu’un DVD sera réalisé et disponible à la rentrée. N’hésitez pas à contacter le bureau pour le pré-commander (10 euros) !

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Mais ce n’est pas fini ! Nous vous donnons rendez-vous dans trois semaines pour un autre spectacle, celui de notre section danse (Elanse), intitulé Nos p’tits bonheurs. Une cinquantaine d’élèves adultes (et quelques ados) s’illustrera dans des chorégraphies de danse moderne, contemporaine et street jazz, mais ce spectacle réserve également d’autres surprises… Rendez-vous au Carré Bellefeuille vendredi 1er juillet à 20h30.

Informations au 01 41 10 95 13 (places déjà en vente).

Teaser ci-après !

 

A très bientôt !

Patinoire : spectacle éclectique et personnage survolté

Dans le cadre de la tournée 2016 de son spectacle solo Patinoire, l’artiste québécois Patrick Léonard, l’un des co-fondateurs de la compagnie de cirque Les 7 Doigts de la Main, était en représentation au Carré Bellefeuille, à Boulogne-Billancourt, mardi 22 mars.

AFFICHE_PATINOIRE_)Champion canadien de patins à roulettes, circassien chevronné formé à l’Ecole Nationale de Cirque de Montréal, passé par le cirque Knie (Suisse) et ancien membre du Cirque du Soleil, Patrick Léonard a plus d’une corde à son arc et a pu en faire la démonstration hier, lors de son spectacle d’une heure vingt interprété sur la scène du Carré Bellefeuille. Reconnu pour ses performances comiques en solo – Patrick Léonard a notamment reçu le Prix Nikouline au Festival Mondial du Cirque de Demain, à Paris – l’artiste s’affranchit des limites d’un genre, le cirque en l’occurrence, pour conjuguer humour et performances multiples (équilibres, cascades, tours) et faire appel à diverses influences, qu’elles soient musicales, circassiennes ou encore théâtrales.

Patinoire confine, en ce sens, davantage au one-man show (à l’américaine) qu’au solo de cirque à proprement parler. Personnage clownesque et attachant, bavard et drôle dans son franglais au fort accent québécois, Patrick Léonard s’encourage (« allez Patoche, tu peux le faire ! ») dans ses performances risquées qui met le public en tension tout en l’amusant beaucoup. En effet, lorsque le trublion se décide à escalader une tour à l’équilibre fragile faite d’un empilement d’enceintes, la tension est palpable dans l’assemblée. Si les acrobaties et les équilibres sont fragiles, la performance, elle, est solide. Patrick Léonard règne en maître sur la scène qu’il transforme bien vite en un petit cabinet de curiosités via un décor composé de bric et de broc…

Le public, complice, en redemande. Nous n’avons donc pas boudé notre plaisir lorsqu’une rencontre en bord de scène nous a été proposée après le spectacle. Naturel et sincère, Patrick Léonard s’est prêté avec bienveillance au jeu des questions-réponses. Ce moment d’échange fut l’occasion d’en apprendre plus sur son parcours et sur la création de ce spectacle, né d’une envie, de souvenirs et d’objets amassés au fil des années et d’un besoin profond de reconnaissance. Une reconnaissance sincère, propre à l’artiste qui donne tout sur scène. Patinoire est en cela un clin œil à ce qu’il est prêt à montrer sur scène, en se dépatouillant de situations rocambolesques, empêtré volontairement et pour le plaisir du public dans sa propre mise en scène. S’il « patine » – ou « rame » diront les Français – métaphoriquement, Patrick Léonard maîtrise néanmoins son sujet et la magie du spectacle a pu se prolonger au-delà grâce à cette rencontre exceptionnelle. Drôle et attachant sur scène, il l’est aussi en dehors et a su nous le montrer. Comédien, circassien, metteur en scène et comique, Patrick Léonard n’en demeure pas moins un homme en quête de partage et ce, pour notre plus grand plaisir.

Merci à lui, à la compagnie Les 7 Doigts de la Main et au Carré Bellefeuille pour cette superbe soirée !

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Plus d’infos :

Groupe Grenade : une explosion de talents !

En 1989/1990, le Ministère de la Culture propose à la chorégraphe aixoise Josette Baïz une résidence d’un an auprès d’enfants et d’adolescents issus des quartiers nord de Marseille. Cette expérience, réussie, donne lieu à une deuxième année de travail avant que ne naisse, en 1992, le groupe Grenade. Forte de deux années riches en émotions, Josette Baïz crée cette troupe qui rassemble des jeunes danseurs amateurs – et qui regroupe aujourd’hui une cinquantaine d’enfants au total – âgés de 7 à 18 ans.

didier-philispart-romeo-et-juliette-1_51hVendredi 12 février dernier, à 20h30, 16 jeunes danseurs du groupe Grenade étaient réunis sur la scène du Carré Bellefeuille, à Boulogne-Billancourt, pour interpréter Roméo et Juliette, une pièce chorégraphique contemporaine, créée en juillet 2013 par Josette Baïz sur une musique de Sergueï Prokofiev.
Les Roméo et Juliette de Josette Baïz ont visiblement conquis le coeur du public venu en nombre applaudir le talent de ces jeunes danseurs, dont certains rejoindront la compagnie de la chorégraphe à leur majorité. La particularité du spectacle : donner à voir sur scène des amants de l’âge du couple mythique, respectivement âgés de 14 ans et 16 ans. On reste d’autant plus émerveillé de voir surgir chez ces adolescents danseurs autant de puissance dans l’interprétation… Quant aux plus jeunes, ils se sont montrés appliqués, certainement déterminés à suivre l’exemple de leurs aînés. Ces enfants sont sans conteste plus qu’heureux de vivre cette expérience du collectif et de la scène et de la partager avec le public.

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Josette Baïz

Standing ovation méritée donc, à la fin du spectacle vendredi dernier. Par ailleurs, le Carré Bellefeuille a permis aux spectateurs de prolonger la soirée après la représentation grâce à une rencontre en bord de scène avec la chorégraphe du groupe Grenade et « ses » jeunes. L’occasion pour Josette Baïz de revenir sur l’historique du groupe et sur le travail réalisé auprès de ces danseurs amateurs. Pour certains, les anecdotes ne manquent pas, comme pour ce jeune garçon de 11 ans – l’un des plus jeunes interprètes du spectacle – qui a quitté sa famille, à Briançon, pour rejoindre le groupe Grenade et pouvoir, déjà, vivre quotidiennement sa passion ! En famille d’accueil depuis la rentrée, il ne boudait pas son plaisir sur scène. Face à tant de conviction, de passion et de travail – le niveau technique est déjà très impressionnant – le public, dont nous étions, n’a pu que repartir touché par ces jeunes interprètes passionnés, si beaux à regarder danser. Ce moment touchant a permis aux spectateurs de poser leurs questions à la chorégraphe et parfois même, aux danseurs. Qu’il était émouvant de voir ces graines d’artistes si investis sur scène parfois si intimidés de répondre à une question, une fois démaquillés et sans leurs costumes de scène…

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Quelques danseurs du groupe Grenade

Un grand merci au Carré Bellefeuille d’avoir programmé ce spectacle du groupe Grenade, qui reste un dispositif unique en France, et d’avoir permis cette rencontre et ces échanges simples et touchants. Merci également au groupe Grenade d’avoir profité des vacances scolaires pour nous faire découvrir, à Boulogne-Billancourt, son talent. « La valeur n’attend pas le nombre des années » : nous en avons eu une belle démonstration vendredi dernier.

Au Carré Bellefeuille avec Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault

Hier, mardi 19 janvier à 20h30, le rideau de la grande salle du Carré Bellefeuille, à Boulogne-Billancourt, se levait sur Être ou Paraître, récente création du Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault. A la fin du spectacle, les spectateurs étaient invités à une rencontre avec les chorégraphes et fondateurs de la compagnie : Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault. Nous y étions.

etre ou paraitrePendant plus d’une heure, Julien Derouault, danseur émérite, également comédien, incarne, seul sur scène, les textes puissants d’Aragon, mais aussi de Shakespeare dans l’une des dernières créations de sa compagnie : Être ou Paraître. L’œuvre est hybride : théâtre (de mots et de gestes), poésie et chorégraphies aux accents contemporains et urbains coexistent, se répondent (souvent) et s’entremêlent. Marie-Claude Pietragalla, partenaire dans le travail et dans la vie de Julien Derouault, signe la mise en scène – volontairement dépouillée – de ce spectacle solo d’1h10. Elle co-signe également la chorégraphie.

IMG_2180Après le spectacle, nous avons eu la chance de rencontrer les deux danseurs et fondateurs du Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault. Yannaël Quenel, au piano et à la création musicale, a rejoint également la table ronde informelle menée par Chantal de Charmoy, directrice adjointe et chargée de la programmation du Carré Bellefeuille. C’est elle qui, lors du dernier festival d’Avignon, séduite par le spectacle, a souhaité le programmer à Boulogne cette saison.

IMG_2184En toute humilité, mais avec beaucoup de passion, Pietragalla et Derouault nous ont raconté brièvement la genèse de cette création si particulière, mais aussi la démarche artistique de leur compagnie – créée conjointement en 2004 –  et notamment la place du théâtre et des textes dans leur travail… Un éclairage sur certains passages du spectacle, sur la création musicale et la résonance du texte sur la danse (et inversement) a permis aux spectateurs de s’imprégner, à chaud après la performance, de la démarche chorégraphique et intellectuelle des chorégraphes et du danseur qui se révèle tout autant comédien. Les spectateurs étaient ainsi invités à poser leurs questions. Et c’est avec des traits d’humour et beaucoup de disponibilité que Julien Derouault, comédien et danseur soliste de cette œuvre, s’est confié sur la rudesse du travail fourni pour parvenir à s’approprier autant la poésie des textes que leur interprétation dans le mouvement. Aragon était un « choix immédiat », et c’est avec l’admiration d’un homme simple pour un grand auteur qu’il nous a parlé de la puissance des mots, de l’importance du rythme et du caractère infini du travail à fournir dans l’interprétation de son œuvre.

Unanimement bluffés par la performance d’un danseur-comédien jamais essoufflé sur scène, les spectateurs ont pu partager un moment privilégié auprès de ce couple de danseurs célèbre, venus échanger pendant près d’une heure autour de ce spectacle atypique. Pietragalla et Derouault ont également posé le temps de quelques photos, immortalisant une soirée placée sous le signe de l’art, de la culture et du spectacle vivant à Boulogne-Billancourt.

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Plus d’informations :

  • Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault sont à l’affiche de leur tout nouveau spectacle, Je t’ai rencontré par hasard. Chorégraphes, scénographes et interprètes de cette création qui interroge le couple, ils ont de nouveau collaboré avec Yannaël Quenel à la création musicale. A découvrir aux Folies Bergères à Paris, du 9 au 21 février 2016.
  • Plus d’informations sur le Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault sur le site :  www.pietragallacompagnie.com

Semianyki Express : le retour de la famille la plus déjantée de Russie !

Cette drôle de « famille » de clowns aux figures fardées de blanc vous dit peut-être quelque chose… Et pour cause, le Teatr Semianyki, troupe venue tout droit de Russie, s’est fait un nom et une réputation en France et à travers le monde. Après avoir rencontré un succès fracassant avec leur précédent spectacle, The Family, ils reviennent avec une nouvelle création : Semianyki Express. Show devant !

Originaire de Saint-Pétersbourg en Russie, le Teatr Semianyki est une joyeuse troupe composée de six interprètes – ses fondateurs originaux – issus de la première promotion de l’école de clown, fondée au sein de l’Académie théâtrale de la faculté de Saint-Pétersbourg par Slava Polunin, ancien du Teatr Licedei (fameuse troupe de clowns russes créée en 1968) et créateur du non moins célèbre Slava’s Snowshow

semianyki 1La troupe doit son nom au terme « semia », signifiant « famille » en russe et se présente elle-même comme un croisement entre la famille moderne occidentale telle qu’on se la représente et l’étrange famille Adams ! Mettant en scène une mère très frivole, un père aimant et néanmoins alcoolique et quatre enfants incontrôlables, les Semianyki reviennent avec une nouvelle création ayant pour toile de fond le voyage. Pour le coup, ces six clowns russes ont eux-mêmes vu du pays ces dernières années. A l’origine, le spectacle The Family était un sketch (datant de 2003), qu’ils ont prolongé et transformé en spectacle. Le quotidien de cette famille aussi déjantée qu’ordinaire a depuis, séduit le monde entier. Les six artistes se sont d’abord fait remarquer au Festival d’Avignon en 2005; le succès fou qu’ils y ont rencontré les a alors propulsés sur le devant de la scène française, puis internationale.

Sans paroles, leur interprétation a séduit des millions de spectateurs à travers le monde grâce à la force de leur gestuelle, utilisée comme un langage universel, mais également grâce au pouvoir d’images évocatrices et à leur humour aussi tendre que féroce, si l’on en croit les critiques dithyrambiques qui ont auréolé leur premier spectacle :

« Ces clowns ne parlent pas mais on les comprend immédiatement. Il y a là un mélange de commedia dell’arte, de burlesque britannique et de mime français; tout cela baigné dans un fort humour russe. Rire, colère, émotion. » Le Figaro

« Une expérience à ne pas manquer. »
The Evening Standard

« Avec leurs visages blancs et leurs cheveux hérissés burtoniens, chaque membre de ce clan s’empare d’une caricature et s’y tient tout du long pour la transmettre hors de la scène à une audience en extase. »
Time Out London

« Avec une précision déconcertante, ils partagent quelque chose d’intime et d’universel avec les enfants comme avec les adultes, sans avoir besoin de mots (…) »
Figaroscope

Cette troupe qui incarne tout simplement « le nouveau visage des clowns russes » d’après Le Monde, revient donc pour une tournée qui passe par la France afin d’embarquer à bord de son Semianyki Express un public qu’on espère aussi conquis que pour The Family. Le Teatr Semianyki sera de passage dans notre ville de Boulogne-Billancourt pour deux représentations sur la scène du Carré Bellefeuille qui les accueillera le mardi 14 avril et le mercredi 15 avril prochain. Chers adhérents, ne manquez pas l’occasion de découvrir ce nouveau spectacle grâce à notre tarif privilégié à 12,50 € pour la représentation du 14 avril.

Les Semianyki termineront leur tournée parisienne au Théâtre du Rond-Point, près des Champs-Elysées, où ils ont joué leur précédent spectacle à guichets fermés en 2007 et en 2011. Semianyki Express s’y jouera du 28 mai au 05 juillet 2015.


La bande-annonce de The Family – Teatr Semianyki