Sur les pas d’Ohad Naharin… au cinéma le 1er juin

Mr. Gaga (sur les pas d’Ohad Naharin), long-métrage documentaire consacré au chorégraphe Ohad Naharin, sortira en France le 1er juin 2016. En Israël, son pays, le film a rencontré un succès inattendu.

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Le célèbre chorégraphe de la non moins célèbre Batsheva Dance CompanyOhad Naharin, est au centre d’un documentaire réalisé par son compatriote Tomer Heymann. La sortie du film en début d’année en Israël n’a pas laissé les critiques indifférents :

« Mr. Gaga […] est une lettre d’amour à un artiste israélien qui transforme le corps en un instrument narratif, gommant avec brio les frontières entre fiction et réalité. » – Neta Alexander, Haaretz (quotidien national israélien)

« La création cinématographique la plus belle et la plus importante jamais réalisée sur la danse en Israël » – Tal Levin, rédacteur-en-chef, Achbar Ha’Ir (journal hebdomadaire gratuit de Tel-Aviv)

Depuis 1990, Ohad Naharin créé des pièces originales pour la Batsheva, cofondée par Martha Graham, auprès de qui il s’est notamment formé. Fidèle à la compagnie où il a fait ses premières armes en tant que danseur, en 1974, Ohad Naharin est aujourd’hui renommé sur la scène internationale de la danse contemporaine.

Malgré ses prises de positions contestataires à l’endroit de la politique d’Israël, cet artiste n’en reste pas moins très attaché à son pays, mais aussi à son indépendance créatrice, qu’il revendique. « Je vis dans un pays qui est gagné par le racisme, la brutalité, l’ignorance, un mauvais usage de la force, le fanatisme. Cela s’exprime dans la façon dont nous avons choisi notre gouvernement (…) Un gouvernement qui ne met pas seulement en danger mon travail d’artiste, mais le fait même d’exister ici, dans ce pays que j’aime tant ». 

Fondateur de la « Gaga dance » d’où il tire son surnom – Mr. Gaga – qui sert de titre au documentaire qui lui est consacré, Ohad Naharin se dévoile et dévoile son processus créatif tout au long du film. Créé pour libérer le corps des danseurs, ce langage chorégraphique est emblématique de son travail : « La technique ou la méthode Gaga est née du besoin de communiquer avec mes danseurs et de celui de prendre soin de mon corps. C’est une boîte à outils pour aller au-delà de ses limites familières et pour faire évoluer sa danse dans le style de son choix. Les concepts de Gaga sont, par exemple, de percevoir les endroits atrophiés de son corps, de travailler sur la vitesse, le cardio, la bonne utilisation des muscles, de comprendre la structure du squelette… Il s’agit d’apprendre à mieux connaître ses habitudes physiques, à écouter ses sensations, à se connecter avec l’animal que nous sommes. Dans le plaisir et l’efficacité. J’ai baptisé ma méthode de travail Gaga parce que ma mère m’a dit que c’est le premier mot que j’ai prononcé. » (extrait d’une interview du 19/04/2013 parue dans M le magazine du Monde, à lire ici).

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Le film éponyme Mr. Gaga (sur les pas d’Ohad Naharin) mêle interviews de danseurs de la compagnie, du chorégraphe lui-même mais aussi des images d’archives telles que des films amateurs de son enfance ou des séances de répétitions.
A découvrir en salles le 1er juin 2016.

La compagnie Ap’nez paie sa tournée à Antony !!

Compagnie de clown et de cirque née en 2008, Ap’nez, implantée dans le Limousin, sillonne la France avec son joli chapiteau rouge à pois blancs. Parmi ses partenaires : l’espace cirque d’Antony (92) où la compagnie présentera son tout dernier spectacle C’est ma tournée ! Rendez-vous les 14 et 15 avril prochain pour découvrir la dernière création de cette compagnie amie du Cirque Nomade.

cie apnezConvivialité et rencontres sont deux notions chères à la compagnie Ap’nez qui met en scène, dans sa huitième création intitulée C’est ma tournée ! , un bar atypique et atemporel, où trois personnages se croisent et évoluent dans ce lieu au fil des saisons.

La compagnie Ap’nez accueillera le public d’Antony sous son chapiteau-café pour lui faire partager les émotions recueillies au gré de ses rencontres ici et ailleurs dans les lieux qui ont nourri ce spectacle : pubs irlandais, bistrots français, cafés italiens et consorts.

« Accueillis par les quatre artistes féminines de la troupe, vous voici conduits dans un bar atypique dans lequel le public sera généreusement invité à une errance poétique et circassienne. Au son de l’accordéon, des chansons aux textes espiègles ou graves et lucides accompagnent les différentes acrobaties qui s’enchaînent, ponctuées par des vidéos-documentaires pour une ode aux cafés d’antan: ce qu’ils étaient, ce qu’ils sont devenus. Vous voilà embarqués, happés et replongés dans la nostalgie et l’authenticité de ces lieux de sociabilité. »

Venez découvrir ce « spectacle de cirque social » ou « documentaire-spectacle » en famille les 14 et 15 avril prochain à l’espace cirque d’Antony. A consommer sans modération.

Infos pratiques :
Jeudi 14 et vendredi 15 avril à 19h30 (durée : 1h15)
Tarifs : 7 € (moins de 10 ans) ou 12 €
Réservation auprès de la compagnie : 06 79 00 65 79

Patinoire : spectacle éclectique et personnage survolté

Dans le cadre de la tournée 2016 de son spectacle solo Patinoire, l’artiste québécois Patrick Léonard, l’un des co-fondateurs de la compagnie de cirque Les 7 Doigts de la Main, était en représentation au Carré Bellefeuille, à Boulogne-Billancourt, mardi 22 mars.

AFFICHE_PATINOIRE_)Champion canadien de patins à roulettes, circassien chevronné formé à l’Ecole Nationale de Cirque de Montréal, passé par le cirque Knie (Suisse) et ancien membre du Cirque du Soleil, Patrick Léonard a plus d’une corde à son arc et a pu en faire la démonstration hier, lors de son spectacle d’une heure vingt interprété sur la scène du Carré Bellefeuille. Reconnu pour ses performances comiques en solo – Patrick Léonard a notamment reçu le Prix Nikouline au Festival Mondial du Cirque de Demain, à Paris – l’artiste s’affranchit des limites d’un genre, le cirque en l’occurrence, pour conjuguer humour et performances multiples (équilibres, cascades, tours) et faire appel à diverses influences, qu’elles soient musicales, circassiennes ou encore théâtrales.

Patinoire confine, en ce sens, davantage au one-man show (à l’américaine) qu’au solo de cirque à proprement parler. Personnage clownesque et attachant, bavard et drôle dans son franglais au fort accent québécois, Patrick Léonard s’encourage (« allez Patoche, tu peux le faire ! ») dans ses performances risquées qui met le public en tension tout en l’amusant beaucoup. En effet, lorsque le trublion se décide à escalader une tour à l’équilibre fragile faite d’un empilement d’enceintes, la tension est palpable dans l’assemblée. Si les acrobaties et les équilibres sont fragiles, la performance, elle, est solide. Patrick Léonard règne en maître sur la scène qu’il transforme bien vite en un petit cabinet de curiosités via un décor composé de bric et de broc…

Le public, complice, en redemande. Nous n’avons donc pas boudé notre plaisir lorsqu’une rencontre en bord de scène nous a été proposée après le spectacle. Naturel et sincère, Patrick Léonard s’est prêté avec bienveillance au jeu des questions-réponses. Ce moment d’échange fut l’occasion d’en apprendre plus sur son parcours et sur la création de ce spectacle, né d’une envie, de souvenirs et d’objets amassés au fil des années et d’un besoin profond de reconnaissance. Une reconnaissance sincère, propre à l’artiste qui donne tout sur scène. Patinoire est en cela un clin œil à ce qu’il est prêt à montrer sur scène, en se dépatouillant de situations rocambolesques, empêtré volontairement et pour le plaisir du public dans sa propre mise en scène. S’il « patine » – ou « rame » diront les Français – métaphoriquement, Patrick Léonard maîtrise néanmoins son sujet et la magie du spectacle a pu se prolonger au-delà grâce à cette rencontre exceptionnelle. Drôle et attachant sur scène, il l’est aussi en dehors et a su nous le montrer. Comédien, circassien, metteur en scène et comique, Patrick Léonard n’en demeure pas moins un homme en quête de partage et ce, pour notre plus grand plaisir.

Merci à lui, à la compagnie Les 7 Doigts de la Main et au Carré Bellefeuille pour cette superbe soirée !

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Plus d’infos :

Dirk & Fien : rencontre exceptionnelle à Saint-Cloud.

Samedi 23 janvier, le Cirque Nomade emmenait avec lui quelques élèves découvrir Le Carrousel des Moutons, un spectacle onirique proposé par la compagnie belge d’irque et fien en représentation aux Trois Pierrots, à Saint-Cloud. Après le spectacle, nous avons eu la chance de faire connaissance avec les deux interprètes du spectacle.

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Salle comble et rire d’enfants étaient au rendez-vous aux Trois Pierrots, à Saint-Cloud (92) samedi dernier. Le Carrousel des Moutons, spectacle de la compagnie belge d’irque et fien, a déjà bien tourné depuis sa création en 2010. Duo entre un circassien et une musicienne, ce spectacle met en valeur un troisième protagoniste : un imposant piano, à la fois instrument de musique, agrès d’équilibre et manège atypique.

La compagnie tient son nom des deux artistes qui l’ont créée en 2005, suite à leur rencontre. Dirk, circassien accompli – tout à la fois jongleur, clown, équilibriste et acrobate – fait la démonstration de ses talents auprès de Fien, pianiste. Après avoir roulé sa bosse dans des spectacles de rue et dans son propre solo, Dirk, formé à l’ESAC à Bruxelles puis à Montréal joue désormais aux côtés de Fien (le spectacle Oh Suivant ! était leur toute première création commune).

Partenaires sur scène comme dans la vie, les deux artistes belges font montre de leur complicité et de leur complémentarité dans Le Carrousel des Moutons, un spectacle jeune public où poésie, musique et cirque se mêlent. Très bien reçu par la critique – et pour cause ! – et notamment récompensé en 2011 du prix du meilleur interprète au festival TAC de Valladolid (Espagne), ce spectacle impressionne aussi par sa structure : un imposant piano de plus d’une tonne et demie qui évolue tel un manège, monte, descend, se dresse à la verticale et se prête aux cabrioles et aux acrobaties d’un personnage songeur, clownesque et touchant. Fien, pianiste aguerrie, ne perd jamais le contrôle de son instrument, quand bien même se retrouve-t-elle à plusieurs mètres au-dessus du sol !

Le Cirque Nomade a eu la chance d’applaudir le duo complice de ce beau spectacle samedi dernier puis de les rencontrer grâce à un échange intimiste en bord de scène après la représentation. L’occasion pour les élèves, quelque peu intimidés, de poser des questions sur la réalisation d’un tel spectacle et notamment sur sa structure impressionnante qui les a visiblement tous fascinés ! Les deux artistes se sont ainsi confié sur l’histoire de la compagnie et sur la réalisation de ce spectacle et nous ont parlé également de leur prochain spectacle qui met en scène non seulement 4 protagonistes mais également 4 pianos ! Un nouveau défi technique qui attend nos deux artistes et que le public international pourra découvrir bientôt à l’occasion de leur prochaine tournée…

Merci encore à Dirk et à Fien ainsi qu’à l’équipe du théâtre Les Trois Pierrots à Saint-Cloud pour ce moment particulier.

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Plus d’infos :

  • Découvrez l’univers de la compagnie sur son site : www.dirque.com

« Il n’est pas encore minuit » à La Villette du 18 novembre au 27 décembre

La Villette accueille du cirque de haut vol à partir du 18 novembre prochain. La compagnie XY y jouera son troisième spectacle, Il n’est pas encore minuit, à l’espace Chapiteaux.

Le collectif créé il y a dix ans poursuit son aventure et continue à séduire les foules. Après Laissez Porter (2005) et Le Grand C (2009), le voici de retour avec une toute nouvelle création au titre énigmatique. Dans ce spectacle, à découvrir en famille dès 6 ans, ce « collectif de 22 acrobates interroge le rapport de l’individu au groupe, les nouvelles solidarités et ses formes de partage et nous livre une véritable ode à l’humanité sensible et dansante », annonce la Villette. Tout un programme…

Forts d’un succès grandissant et international – les deux premiers opus de la compagnie ont fait l’objet de plus de 500 représentations dans le monde – les artistes de la compagnie XY ont conforté leurs acquis techniques pour mieux les soumettre à la création collective. Dans Il n’est pas encore minuit, ils sont ainsi 22 en scène pour faire frissonner le public, à grand renfort de voltiges et d’acrobaties et ce, dans une ambiance singulière autour du lindy-hop, une danse de rue sur des musiques swing née à Harlem dans les années 20.

Crédit photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage

En marge du spectacle, la compagnie accueillera le public le 29 novembre sous la tente restauration pour un grand bal swing ! Le samedi 5 décembre, à 10h30, les artistes de la compagnie animeront 2h d’atelier de pratique du cirque aux ados et aux adultes.

Adhérents du Cirque Nomade, vous pouvez bénéficier d’un tarif privilégié pour ce spectacle : 18€ au lieu de 26€ ! Réservation indispensable au 01 40 03 75 75.

Pour plus d’informations rendez-vous sur le site de la Villette.

INFOS PRATIQUES

  • Dates :
    Du 18 novembre au 27 décembre 2015
    Mercredi, vendredi et samedi à 20h
    Jeudi à 19h30
    Dimanche à 15h
  • Tarifs :
    26€ plein tarif – 20€ tarif réduit – 18€ Tarif abonné et adhérent , moins de 26 ans, RSA, minimum vieillesse)