Décembre solidaire au Cirque Nomade !

La fin d’année est une période propice aux dons. Les causes ne manquent malheureusement pas. Parmi elles, la recherche pour déceler et guérir les maladies neuromusculaires et orphelines. Comme tous les ans, se tenait le premier week-end de décembre la campagne en faveur du Téléthon.

Créée en 1958 par des parents révoltés contre l’impuissance de la médecine face aux maladies neuromusculaires qui touchaient leurs enfants, l’AFM (Association Française contre les Myopathies) lance le premier Téléthon en 1987 à l’initiative de deux pères d’enfants malades qui réussissent à convaincre Antenne 2 (aujourd’hui France 2) d’adapter le Téléthon en France, un marathon télévisuel qui existe aux États-Unis depuis 1966. Le 4 et 5 décembre 1987 se tient ainsi le premier Téléthon parrainé par l’acteur Jerry Lewis. Il fait connaître la myopathie, à travers les enfants malades et leurs proches. Il s’achève sur une collecte de 181 millions de francs (27,6 millions d’euros), soit trois fois plus que le montant espéré.

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La fine équipe du Cirque Nomade (cirque et danse) le 3 décembre aux Passages à Boulogne-Billancourt

Le Cirque Nomade participait au Téléthon 2016

Depuis, le Téléthon est un rendez-vous annuel qui mobilise à travers toute la France. Aux quatre coins de l’Hexagone, des événements sont proposés au public dans le but de sensibiliser et de récolter des dons : manifestations sportives ou artistiques, concours, spectacles… en marge, bien sûr, d’une campagne télévisuelle et en ligne.
Cette année, à Boulogne-Billancourt, notre association, le Cirque Nomade, participait au Téléthon 2016 en proposant une démonstration de cirque de la part d’élèves de notre « petite troupe » âgés de 9 à 15 ans, et deux flashmobs par des élèves (adultes) de notre section danse. En tout, 25 participants s’étaient donné rendez-vous samedi 3 décembre au centre commercial Les Passages pour l’animer, de 14h30 à 16h30.
A date, les promesses de dons de cette campagne 2016 dépassent les 80 millions d’euros, un chiffre qui devrait continuer d’évoluer ces prochains jours…

Ci-après les vidéos de nos démonstrations du samedi 3 décembre 2016 :

  • danse – flashmob 1
  • cirque
  • danse – flashmob 2

Notre prochain rendez-vous solidaire : dimanche 18 décembre

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Et pour continuer dans la solidarité, rendez-vous le dimanche 18 décembre de 14h à 18h avec la 2e édition de notre stage solidaire multi-danses organisé par notre section danse, Elanse. En 2014, la 1ère édition avait permis de récolter 1 000 euros de dons reversés pour moitié à l’association locale L’Entraide Familiale de Boulogne et pour l’autre moitié aux Restos du Cœur. Cette année, ce stage, ouvert à tous, débutants ou non, permettra de récolter des dons en faveur du Secours Populaire qui œuvre contre les problèmes d’exclusion et de pauvreté en France et dans le monde. N’hésitez pas à en parler autour de vous et inscrivez-vous en ligne (en cliquant ici) !

A très bientôt et très beau mois de décembre à tous !

La Danseuse, biopic à découvrir prochainement

A partir du 28 septembre prochain, nous pourrons découvrir au cinéma La Danseuse, premier long-métrage de Stéphanie Di Giusto. Le film revient sur la destinée de Loïe Fuller, danseuse américaine qui connut le succès à Paris avec sa célèbre « danse serpentine ».

la danseuse filmIl y a quelques mois, la distribution du film La Danseuse foulait les marches du Festival de Cannes. Le film a notamment fait parler de lui car Lily-Rose Depp, fille de l’ex-couple star Johnny Depp/Vanessa Paradis, y tient son premier grand rôle. Pourtant, ce n’est pas elle qui tient le haut de l’affiche, mais Soko, qui interprète la danseuse Loïe Fuller, considérée comme une pionnière de la danse moderne.

Née aux Etats-Unis, Loïe Fuller rencontre le succès à Paris, où elle devient rapidement une vedette des Folies Bergères. Célèbre pour sa « danse serpentine » (1891), elle fut la première à inventer et réaliser des scénographies dans lesquelles la lumière est un élément fondamental. Elle captivait son audience en faisant tournoyer des voiles tout autour d’elle, créant ainsi un mouvement fluide et un effet visuel inédit.

La Danseuse revient sur l’ascension de cette artiste avant-gardiste, mais également sur sa rencontre avec Isadora Duncan (Lily-Rose Depp) qui voulut « libérer » la danse de ses codes. Celle-ci éclipsera son aînée, qui reste néanmoins une référence dans l’histoire de la danse, bien que pratiquement oubliée du grand public après sa mort en 1928…

Amateurs de danse et de son histoire, ne manquez pas ce nouveau biopic, en salles le 28 septembre prochain.

Sur les pas d’Ohad Naharin… au cinéma le 1er juin

Mr. Gaga (sur les pas d’Ohad Naharin), long-métrage documentaire consacré au chorégraphe Ohad Naharin, sortira en France le 1er juin 2016. En Israël, son pays, le film a rencontré un succès inattendu.

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Minus 2 (2010)

Le célèbre chorégraphe de la non moins célèbre Batsheva Dance CompanyOhad Naharin, est au centre d’un documentaire réalisé par son compatriote Tomer Heymann. La sortie du film en début d’année en Israël n’a pas laissé les critiques indifférents :

« Mr. Gaga […] est une lettre d’amour à un artiste israélien qui transforme le corps en un instrument narratif, gommant avec brio les frontières entre fiction et réalité. » – Neta Alexander, Haaretz (quotidien national israélien)

« La création cinématographique la plus belle et la plus importante jamais réalisée sur la danse en Israël » – Tal Levin, rédacteur-en-chef, Achbar Ha’Ir (journal hebdomadaire gratuit de Tel-Aviv)

Depuis 1990, Ohad Naharin créé des pièces originales pour la Batsheva, cofondée par Martha Graham, auprès de qui il s’est notamment formé. Fidèle à la compagnie où il a fait ses premières armes en tant que danseur, en 1974, Ohad Naharin est aujourd’hui renommé sur la scène internationale de la danse contemporaine.

Malgré ses prises de positions contestataires à l’endroit de la politique d’Israël, cet artiste n’en reste pas moins très attaché à son pays, mais aussi à son indépendance créatrice, qu’il revendique. « Je vis dans un pays qui est gagné par le racisme, la brutalité, l’ignorance, un mauvais usage de la force, le fanatisme. Cela s’exprime dans la façon dont nous avons choisi notre gouvernement (…) Un gouvernement qui ne met pas seulement en danger mon travail d’artiste, mais le fait même d’exister ici, dans ce pays que j’aime tant ». 

Fondateur de la « Gaga dance » d’où il tire son surnom – Mr. Gaga – qui sert de titre au documentaire qui lui est consacré, Ohad Naharin se dévoile et dévoile son processus créatif tout au long du film. Créé pour libérer le corps des danseurs, ce langage chorégraphique est emblématique de son travail : « La technique ou la méthode Gaga est née du besoin de communiquer avec mes danseurs et de celui de prendre soin de mon corps. C’est une boîte à outils pour aller au-delà de ses limites familières et pour faire évoluer sa danse dans le style de son choix. Les concepts de Gaga sont, par exemple, de percevoir les endroits atrophiés de son corps, de travailler sur la vitesse, le cardio, la bonne utilisation des muscles, de comprendre la structure du squelette… Il s’agit d’apprendre à mieux connaître ses habitudes physiques, à écouter ses sensations, à se connecter avec l’animal que nous sommes. Dans le plaisir et l’efficacité. J’ai baptisé ma méthode de travail Gaga parce que ma mère m’a dit que c’est le premier mot que j’ai prononcé. » (extrait d’une interview du 19/04/2013 parue dans M le magazine du Monde, à lire ici).

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Le film éponyme Mr. Gaga (sur les pas d’Ohad Naharin) mêle interviews de danseurs de la compagnie, du chorégraphe lui-même mais aussi des images d’archives telles que des films amateurs de son enfance ou des séances de répétitions.
A découvrir en salles le 1er juin 2016.

Chaillot rebaptisé

Didier Deschamps, non, non, pas le sélectionneur de l’équipe de France de football, mais son homonyme à la direction générale du Théâtre National de Chaillot, a annoncé la semaine dernière, en marge de la présentation de la saison 2016/2017 que le théâtre serait désormais renommé Théâtre National de la Danse.

Si cela n’empêchera pas le bien nommé de proposer toujours du théâtre, ce changement de nom marque la volonté du lieu, l’un des 5 théâtres nationaux, d’être une scène privilégiée pour accueillir les grands noms de cet art vivant.
Depuis, le théâtre affiche fièrement son nouveau logo.

Le site Danser, Canal historique – né de feu le magazine Danser – revient sur cette annonce.

(Pour lire directement l’interview sur le site de Danser, Canal historique : cliquez ici.)

Chaillot devient « Théâtre National de la Danse »

Didier Deschamps © Nicolas Krief

En présentant la programmation de la saison 2016/17, Didier Deschamps, directeur général du Théâtre National de Chaillot – et candidat à sa propre succession, son mandat s’achevant à la fin de la saison en cours – a annoncé une nouveauté historique : Le Théâtre National de Chaillot, qui portait déjà dans son logo la mention « Danse/Théâtre » est désormais officiellement « Théâtre National de la Danse ». Le soir même, en ouvrant la présentation de la saison au public, il a donc pu commencer par un « Bonsoir, merci, et bienvenue au Théâtre National de la Danse, à Chaillot ! »

Ca change ! Reste à changer le logo sur le site internet…

Sur les détails, Deschamps s’est expliqué, lors de la conférence de presse, l’après-midi du même jour, comme suit: « J’ai absolument voulu, avec la compréhension du Ministère de la Culture, que l’un des cinq théâtres nationaux soit identifié comme un théâtre de la danse. Et Mme la ministre m’a assuré qu’il n’était absolument pas question de revenir sur la vocation chorégraphique du Théâtre National de Chaillot. Mais Chaillot continue à programmer du théâtre, parce que la danse est chaleureuse et accueillante. »

Le symbole étant acquis, il faut le placer dans son contexte. Et dans l’immédiat, Chaillot étant toujours privé de sa deuxième salle (Firmin Gémier, en pleine construction – on y reviendra), le nombre de spectacles accueilli pendant la saison ne peut augmenter. Au contraire, il baisse, d’une quarantaine en 2015/16 à une trentaine, pour pouvoir accueillir des séries de spectacles plus longues. Mais la situation des artistes chorégraphiques, et les conditions dans lesquelles ils créent leurs œuvres, concerne les tutelles dans toute leur complexité.

Didier Deschamps: « Il est important que parmi les cinq théâtres nationaux, l’un soit dirigé par des personnes venant du monde de la danse, et c’est d’autant plus important qu’on constate, quand on est à l’écoute des artistes chorégraphiques, qu’il y a une forte régression des conditions d’exercice de la danse, que ce soit pour les danseurs ou les chorégraphes. Les conditions de production évoluent de façon très préoccupante, et en diffusion, les séries de trois ou quatre représentations se réduisent de plus en plus souvent à deux, à une seule ou sont entièrement annulées. Quand on voit qu’il y a de moins en moins de conseillers dans les DRAC qui sont issus de cette profession et en connaissent les spécificités… La danse n’a pas vocation à se trouver  sous la tutelle des autres disciplines artistiques et de logiques de pensée et d’organisation qui ont été conçues à d’autres époques, pour répondre à d’autres nécessités. »

Thomas Hahn

La présentation de la saison 2016/17 est sur le site web de Chaillot :

http://theatre-chaillot.fr/danse/presentation-de-la-saison-1617

« Etoiles » : une expo pour un duo au firmament

Elephant Paname, centre d’arts et de danse, situé à deux pas de l’Opéra Garnier, s’est vite positionné comme un lieu incontournable des passionnés de la danse dans la capitale. Elephant Paname propose des cours de danse, met à disposition des studios pour les résidences d’artistes mais est également un lieu de rencontres, d’échanges et d’expositions. Depuis le 29 janvier et jusqu’au 29 mai prochain, le lieu met à l’honneur le couple de danseurs étoiles Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta dans une exposition qui leur est consacrée.

Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta sont tous deux des grands danseurs et figures emblématiques du Ballet National de l’Opéra de Paris. Ces jeunes « retraités » de cette institution française sont les stars de l’exposition que leur dédie Elephant Paname depuis le 29 janvier. Couple à la scène comme à la ville, ces deux danseurs étoiles de renommée internationale continuent à nous émerveiller.

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Nicolas Le Riche dans Le Jeune homme et la Mort – copyright : Jacques Moatti

Nicolas Le Riche entre à l’école de danse de l’Opéra de Paris à l’âge de 10 ans et y fera par la suite une brillante carrière. Intégré au corps de ballet à 16 ans, il est nommé étoile par Patrick Dupont en 1993 à seulement 21 ans. Après avoir atteint l’âge fatidique de la retraite à l’Opéra de Paris, le danseur alors âgé de 42 ans y fait ses adieux le 9 juillet 2014. S’ensuit une tournée d’adieu, baptisée Itinérances, que nous avions eu la chance de voir à Boulogne-Billancourt, au Carré Bellefeuille, la saison dernière…
Clairemarie Osta intègre quant à elle le corps de ballet de l’Opéra national de Paris en 1988 à l’âge de 18 ans après une formation au Conservatoire supérieur de musique et de danse de Paris suivie d’un an de formation à l’école de danse de l’Opéra de Paris. Promue étoile en 2002, elle fait ses adieux à l’Opéra de Paris 10 ans plus tard, le 13 mai 2012, à l’occasion de la dernière représentation de L’Histoire de Manon de la saison 2011/2012 de l’Opéra Garnier.

L’exposition « Etoiles » se penche sur ce couple inspirant et nous plonge au cœur de la vie de ces deux artistes grâce à des photos, des vidéos, des costumes, des accessoires, des objets personnels, mais aussi à travers des spectacles… « Etoiles » nous fait découvrir ou redécouvrir la carrière impressionnante de ce duo. Elephant Paname organise également des rendez-vous exceptionnels autour de cette exposition, dont 4 sont au programme en avril et en mai prochain.

Retrouvez toutes les informations sur l’exposition sur le site d’Elephant Paname, en cliquant ici.

Infos pratiques : 9 € tarif plein, 7 € tarif réduit, gratuit pour les moins de 10 ans