L’étoile Aurélie Dupont prête à tirer sa révérence…

Une étoile naît, une autre s’en va… Ainsi va le cycle de la vie au sein du prestigieux Opéra National de Paris. Alors que l’on apprenait il y a quelques semaines la nomination d’une nouvelle danseuse étoile, Laura Hecquet, c’est avec nostalgie qu’une page se tourne pour l’une des figures de cette institution renommée. Aurélie Dupont ne dérogera pas à la retraite imposée à 42 ans et demi (précisément) pour les danseurs de l’Opéra National de Paris et fera officiellement, le 18 mai prochain, ses adieux à la scène en tant que danseuse étoile.

La danseuse prodige se représentera pour la toute dernière fois à l’Opéra Garnier le 18 mai prochain. Elle y reprendra le rôle de la tragique héroïne Manon dans le ballet L’Histoire de Manon, de Kenneth MacMillan. A cette occasion, elle aura pour partenaire l’artiste invité Roberto Bollé, danseur de la Scala de Milan qui tiendra le rôle de Des Grieux. Le rôle de Manon est le premier qu’elle avait repris, au terme d’une blessure qui lui avait coûté un an et demi d’arrêt, peu de temps après sa nomination en tant qu’étoile, en 1998. C’est donc dans ce rôle symbolique, pour elle, que la gracieuse ballerine fera ses adieux à sa carrière d’étoile.

Pour l’occasion, la représentation du 18 mai sera filmée et diffusée en direct dans 350 salles de cinéma en Europe. C’est le réalisateur Cédric Klapisch, qui a consacré un documentaire à la danseuse en 2009 – intitulé Aurélie Dupont, l’espace d’un instant   qui sera derrière la caméra. Pour les personnes qui auront manqué en direct cette soirée forte en émotions, la chaîne télévisée France 3 retransmettra ce ballet d’adieu le 30 mai prochain en deuxième partie de soirée. Le documentaire de Klapisch consacré à Aurélie Dupont précédera.

Au terme de ses adieux à la scène de l’Opéra de Paris, Aurélie Dupont ne quittera pour autant pas de suite la maison qu’elle a « habitée » durant 32 ans. L’étoile deviendra en effet maître de ballet au sein de l’institution où elle a fait ses gammes puis toute sa carrière. C’est par amitié, admiration et respect pour l’actuel directeur du ballet de l’Opéra de Paris, Benjamin Millepied qu’elle dit s’être laissée convaincre d’accepter ce poste. Dès septembre prochain, la ballerine de 42 ans prendra donc ses nouvelles fonctions au sein d’une maison qu’elle connaît très bien. Danseuse exemplaire, Aurélie Dupont « représente le meilleur de l’école de danse de l’Opéra de Paris, et, comme Nicolas Le Riche, a marqué l’histoire de l’Opéra et l’histoire de la danse », estime Benjamin Millepied qui compte désormais sur elle pour transmettre le meilleur de sa passion et de son savoir-faire au corps de ballet de l’Opéra de Paris…

Opéra National de Paris : Laura Hecquet, une nouvelle étoile est née !

Hier, lundi 23 mars, Laura Hecquet a été nommée étoile du ballet de l’Opéra National de Paris au terme de la représentation du Lac des Cygnes de Rudolv Noureev. A 30 ans, la ballerine concrétise son rêve, après 9 années passées en tant que Sujet. Passée Première Danseuse le 6 décembre dernier à l’issue du Concours annuel, Laura Hecquet se voit donc très rapidement promue. La nouvelle étoile de l’Opéra de Paris – qui en compte aujourd’hui 18 – est la première a être nommée sous l’ « ère » Benjamin Millepied, directeur de la Danse du prestigieux établissement depuis la rentrée 2014.

La jeune femme, qui devait endosser le double rôle principal de ce ballet Odile/Odette lors de la représentation du 1er avril seulement s’est finalement glissée plus tôt que prévu dans les chaussons de la reine des cygnes en remplacement de Ludmila Pagliero, blessée, le 23 mars dernier. Cette nomination est donc une surprise, un vrai « choc » de l’aveu de la danseuse originaire du nord de la France, qui reprendra ce rôle  culte lors des représentations des 1er et 6 avril prochain à l’Opéra Bastille.

La toute nouvelle étoile de l’Opéra de Paris a réservé sa première interview à Culturebox.

(Pour lire directement l’interview sur le site de Culturebox : cliquez ici.)

Laura Hecquet : « Première étoile nommée par Millepied, ça me touche encore plus »

Publié le 24/03/2015 à 16H40

Laura Hecquet nommée étoile lundi 23 mars 2015

Laura Hecquet nommée étoile lundi 23 mars 2015
© Ann Ray/Opéra national de Paris

 

Laura Hecquet a été nommée lundi soir étoile du ballet de l’Opéra de Paris à l’issue de la représentation du « Lac des cygnes » de Rudolf Noureev, où elle dansait le rôle principal. Une grande joie et une belle revanche pour cette danseuse qui est restée neuf ans Sujet, a connu des moments de découragements, mais qui s’est toujours accrochée. La nouvelle étoile se confie à Culturebox.

Dans quelle conditions s’est passée votre nomination ? 
Laura Hecquet : Normalement, je devais danser ma première du « Lac des Cygnes » le 1er avril. La date du lundi 23 mars m’a été rajoutée la semaine dernière. On m’a annoncé en même temps un changement de partenaire. Vincent Chaillet s’est fait mal au mollet, du coup je danse avec Audric Bezard. Cela ne m’a pas inquiété plus que ça, car on a vraiment l’habitude de danser ensemble. Mais cette nomination ce soir là, je ne m’y attendais pas du tout ! D’abord parce que j’ai été nommée première danseuse, il y a vraiment peu de temps, début décembre. En revanche? j’avais attendu pas mal de temps Sujet, avant de devenir Première danseuse.
Dans les rêves, on s’imagine en train de pleurer, des réactions énormes. En fait j’étais tellement surprise que je l’ai vécu plutôt comme un gros choc. Je suis super heureuse, c’est le rêve d’une vie.
Laura Hecquet, Stéphane Lissner (Directeur de l'Opéra) et Benjamin Millepied 
Laura Hecquet, Stéphane Lissner (Directeur de l’Opéra) et Benjamin Millepied 
© Ann Ray/Opéra national de Paris

 

Quels sont les rôles dont vous rêvez aujourd’hui ?
« Le Lac » en faisait partie. Après il y a « L’histoire de Manon », mon ballet préféré, « La Dame aux Camélias »  de John Neumeier et Roméo et Juliette aussi. Voilà les grands classiques qu’en tant qu’étoile j’aimerais aborder.

Votre nomination intervient au début de l’ère Benjamin Millepied, le nouveau directeur de la danse…
Etre la première étoile de Benjamin Millepied, c’est un énorme honneur, ça me touche encore plus. C’est une grande, grande, grande marque de confiance. Il m’a vu danser plusieurs fois. Mais que ce soit si rapide, à peine arrivé qu’il me fasse confiance, ça me donne envie de défendre tous les ballets qu’on va faire, de me donner à 100%.

Vous avez connu des moments de découragement ?
Je suis reste Sujet 9 ans, ça été très long. J’ai été blessée un an, ce qui n’a rien arrangé. Quand je suis revenue j’avais l’impression de ne plus être dans les choix artistiques de la direction précédente. Ça été un peu difficile, j’ai eu l’idée de partir, je ne savais pas si ça allait se décanter. Mais au fond de moi je me suis toujours dit que le travail, le talent, le mérite ça finit toujours par payer. Je n’ai jamais baissé les bras.
Que ce soit plus long, d’avoir souffert de blessures, ça forge un caractère. J’ai eu le temps de voir ce dont j’avais envie, même si il y a eu des moments de découragement. Les choses qui doivent se faire finissent toujours par arriver. Aujourd’hui je savoure vraiment, je suis contente de ne pas avoir lâché.
Il y a quelques années je me sentais vieille car j’étais encore Sujet, c’était long et je voyais des petits jeunes arriver. Et là je viens d’avoir 30 ans, je me sens jeune. J’ai 12 ans de carrière d’étoile à faire, ça laisse le temps de savourer, de s’épanouir dans les rôles. C’est super !

 

 Interview publié sur le site Culturebox le 23 mars 2015

 

Mouvements Émouvants : une première édition sous le signe de l’amour…

Mouvements Émouvants : voilà un titre intriguant et poétique ! Il s’agit du nom choisi pour le festival de danses classiques indiennes organisé pour la toute première fois à Paris lors du dernier week-end de ce mois de mars…

Pour sa première édition, Mouvements Émouvants bénéficie du haut patronage de l’Ambassade de l’Inde. L’objectif de ce festival parisien dédié aux danses classiques indiennes est de faire connaître ces dernières en les mettant en lumière à travers conférence, spectacle et stages accessibles à tous.

Mouvements Émouvants propose donc de découvrir les danses traditionnelles de l’Inde, d’en appréhender et comprendre les multiples formes et subtilités. Ce festival inédit, dont cette première édition a pour thème l’amour, se déroulera les 28 et 29 mars prochain. Au programme :

◊ Une conférence gratuite (réservation obligatoire) sur l’histoire et l’esthétique des danses classiques indiennes, tenue par Tiziana Leucci, chargée de recherche au CNRS, anthropologue de la danse et spécialiste de l’histoire des traditions chorégraphiques indiennes.
Samedi 28 mars à 18h, à l’Espace Jemmape, 116 Quai de Jemmape, 75010 Paris

 Un spectacle de danses classiques indiennes autour du thème central – l’amour – pour découvrir 6 styles classiques de la danse indienne : Bharata Natyam (Kalpana), Kuchipudi (Madolika), Kathak (Kalithasan Chandrasegaram), Manipuri (Angela Sterzer), Sattriya (Soazic Lelan) et Odissi (Mahina Khanum).
Samedi 28 mars à 20h, à l’Espace Jemmape, 116 Quai de Jemmape, 75010 Paris

 Des stages de danse pour s’initier aux différents styles en compagnie des interprètes découverts sur scène la veille.
12h-13h Bharata Natyam avec Kalpana
13h-14h Sattriya avec Soazic Lelan
14h-15h Kuchipudi avec Madolika
15h-16h Manipuri avec Angela Sterzer
17h-18h Kathak avec Kali Chandrasegaram
18h-19h Odissi avec Mahina Khanum (atelier avec percussionniste)
Dimanche 29 mars à partir de midi, à Micadanses, 15-16 rue Geoffroy l’Asnier, 75004 Paris

Retrouvez l’intégralité du programme de cet événement, toutes les informations et tarifs sur le site de Mahina Khanum, co-organisatrice du festival avec l’association Léz’Arts Media.

Pour réserver, rendez-vous sur la billetterie en ligne ici.

La Villette sous Hautes Tensions du 31 mars au 12 avril prochain !

Et de 5 ! Le festival Hautes Tensions revient à La Villette pour une 5e édition plus que jamais placée sous le signe du cirque contemporain.  Du 31 mars au 12 avril, rendez-vous donc à La Villette, mais aussi dans les lieux partenaires pour découvrir un programme riche en spectacles !

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© photo: InglImage – Création graphique: mondaymonday.fr

Cette année, pour sa 5e édition, le festival Hautes Tensions prend un nouveau tournant. Après avoir exploré les croisements entre hip-hop et cirque, le festival s’attache désormais à décrypter les nouvelles écritures du cirque et à en révéler toute la force et l’originalité.
Foisonnant et divers, le cirque contemporain recèle des bijoux d’inventivité, grâce, notamment à sa capacité à créer et à recréer mais aussi à se réinventer. Le cirque contemporain, plus que jamais en haut de l’affiche dans de nombreux théâtres et festivals, gagne peu à peu ses lettres de noblesse, comme d’autres arts avant lui : le théâtre, la danse, les arts plastiques… Cette édition de Hautes Tensions témoignera d’ailleurs de la mixité des genres présente dans le cirque actuel, à travers la diversité des spectacles proposés…

Qu’ils soient émergents ou (un) peu connus, la douzaine d’artistes et collectifs venus de partout en Europe dévoilera ses dernières créations dans les espaces de La Villette (Grande Halle, Espace Chapiteaux, Théâtre Paris Villette) mais également dans d’autres lieux complices (Théâtre Fil de l’Eau à Pantin, Centquatre-Paris) pour un festival haut en couleurs !

Pour connaître le programme complet du festival, cliquez ici.

BON PLAN ABONNE
Le must ? En tant qu’adhérent au Cirque Nomade, vous bénéficiez de tarifs privilégiés pour découvrir les spectacles proposés dans le cadre de Hautes Tensions :

  • 10 € au lieu de 16 €
  • 13 € au lieu de 20 €
    (en fonction des spectacles)

Réservation indispensable au 01 40 03 75 75

Et, à l’inverse, les spectateurs du festival et abonnés de La Villette bénéficie d’un « bon plan » : nos stages intensifs du printemps (voir article ici sur notre blog) en acrobatie/équilibres et aérien sont à tarif privilégié !

  • 105 € au lieu de 120 € pour le stage acrobatie & équilibres
  • 135 € au lieu de 150 € pour le stage d’aérien
  • 200 € au lieu de 220 € pour les deux !
    (hors frais de cotisation, de 20 €)

A noter : en marge de ces spectacles, Hautes Tensions sera également l’occasion pour les professionnels de se rencontrer et d’échanger grâce à un riche programme de présentations de projets ou de tables rondes, mais également grâce à la mise à disposition des lieux de pratique et à l’organisation d’ateliers et de rencontres avec les équipes artistiques. Et pour les circassiens en herbe seulement, qu’ils soient petits ou grands, rendez-vous à l’atelier Cirqu’en famille organisé le dimanche 12 avril à 15h, en clôture du festival !

Deux grandes comédies musicales à (re)découvrir à Paris !

La comédie musicale en France continue de faire des émules et les grands classiques de Broadway n’en finissent pas de se succéder à l’affiche des théâtres parisiens.

Le Châtelet à l’heure américaine…

Après Un Américain à Paris, le Théâtre du Châtelet met à l’affiche dès ce soir et jusqu’au 26 mars inclus Singing in the Rain, une référence dans l’univers de la comédie musicale. Les places se sont vendues comme des petits pains et, déjà très plébiscité, le standard américain s’est vu programmer pour de nouvelles dates : le rendez-vous est pris du 27 novembre 2015 au 15 janvier 2016 au Théâtre du Châtelet  ! Les réservations sont ouvertes …

Ça va miauler à Mogador !

Le Théâtre Mogador, qui a pris son parti depuis plusieurs années de faire (re)découvrir des comédies musicales à succès au public parisien, n’est pas en reste. Ainsi, c’est un classique du genre qui sera en haut de l’affiche à la rentrée prochaine. Après Le Roi Lion, Sister Act, ou encore La Belle et La Bête, le théâtre parisien mettra à l’honneur les félins de Cats du 1er octobre 2015 au 10 janvier 2016 ! C’est donc une excellente nouvelle pour les amateurs du genre puisque Cats n’est rien de moins que l’une des comédies musicales les plus jouées dans le monde : adaptée en 15 langues, elle a été acclamée dans plus de 300 villes par 3 millions de spectateurs. Actuellement jouée au Théâtre Palladium à Londres, où les représentations se tiennent à guichets fermés, la comédie musicale Cats débarquera en France durant 3 mois où elle succédera au Bal des Vampires actuellement à l’affiche au Théâtre Mogador. La billetterie est déjà ouverte, donc avis aux intéressés : ne tardez pas à réserver !