Pietragalla et Derouault à l’honneur dans Télérama

Ils forment un couple phare de la scène chorégraphique française depuis plus de 15 ans. Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault nourrissent leur relation de leur passion commune pour la danse et inversement. Leur compagnie, le Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault, vient d’ajouter à son répertoire une nouvelle création dans laquelle les deux danseurs interrogent la notion de couple : rapport à l’autre, rapport à soi, en passant par cette troisième entité qui est « nous ».

https://i2.wp.com/icon.telerama.fr/autopromoslider/TELD3430_Inegalites.jpgJe t’ai rencontré par hasard a démarré sa tournée aux Folies Bergères à Paris le 9 février (où le couple de danseurs sera en représentation jusqu’au 21 février). Nous avons eu la chance de rencontrer ces deux artistes à l’occasion de la représentation du solo Être ou Paraître interprété par Julien Derouault le 12 janvier dernier au Carré Bellefeuille, à Boulogne. « Pietra » comme elle est communément nommée nous présentait à cette occasion le nouveau spectacle de ce couple phare de la danse contemporaine en France. Nous la retrouvons cette semaine aux côtés de son partenaire de vie et de scène, Julien Derouault, dans Télérama qui leur consacre un interview.

(Pour lire cet entretien dans son intégralité sur le site de télérama, cliquez ici.)

 

Pietragalla / Derouault : “La danse est une philosophie de vie. Même si notre fille en a parfois ras le bol”

"Nous avons chorégraphié et dansé vingt-cinq spectacles ensemble depuis seize ans. Nous n'avons, sauf exception, pas d'autres partenaires en scène". Julien Derouault
Ces corps-là se connaissent : sur scène, le couple de danseurs réinvente la vie commune. Et fait valser amour et formica, abandon et habitude.

Est-ce votre histoire de couple que vous mettez en scène dans ce nouveau duo ?

Marie-Claude Pietragalla : Le titre, Je t’ai rencontré par hasard, est celui d’une chanson de Ferré. Bien sûr, c’est une pièce intime, mais en même temps universelle. L’idée était de raconter deux solitudes qui vont former un couple et un personnage à part entière. Pour nous, 1 + 1 n’égale pas 2, mais 3.

Julien Derouault : Nous évoquons le mouvement des sentiments mais aussi la routine de la vie. Les béquilles de Pietra lorsqu’elle était blessée sont présentes sur le plateau par exemple. A partir du choc amoureux, nous racontons comment ce couple va perdurer dans le temps. Nous avons aussi choisi des extraits de textes référents pour nous accompagner, comme Phèdre, de Racine.

Quelle est votre méthode de travail en studio ?

J.D. : Nous avons chorégraphié et dansé vingt-cinq spectacles ensemble depuis seize ans. Nous n’avons, sauf exception, pas d’autres partenaires en scène. Nos habitudes de travail sont d’abord corporelles. Elle tombe, je sais où la récupérer ; elle pirouette et je suis là… Nous pouvons nous abandonner l’un à l’autre. Mais nous nous réservons des surprises. Tout ce qui est figé est mort.

M.C.P. : Nous créons dans une sorte de partie de ping-pong. On parle beaucoup, on se regarde mutuellement improviser, chacun prenant le relais de l’autre. On peut évidemment ne pas être d’accord mais le bateau doit arriver au port. Toutes les décisions artistiques se font ensemble.

Concrètement, dans la danse, quels sont vos points communs et vos différences ?

M.C.P. : Nous respirons de la même façon en dansant. Nous avons la même énergie. Chacun de nos gestes en amène un autre qui se répercute en ricochet sur un troisième. C’est comme ça que se construit notre mouvement. Personnellement, j’ai une gestuelle fluide, aérienne tandis que Julien est plus animal, avec un rapport au sol proche de l’énergie hip-hop.

J.D. : Nous doutons toujours de ce que nous faisons. Nous nous posons sans cesse des questions sur le sens des spectacles, leur finalité. Le doute conserve l’enfance et la créativité. Il faut rester vivant dans le travail.

Le fait que Pietra, très en vue avec l’émission « Danse avec les stars », soit plus célèbre entraîne-t-il un déséquilibre dans le couple ?

M.C.P. : Pas de combats narcissiques ni de luttes d’ego chez nous. Je fais très attention à ce que Julien soit présent sur tout. Nous créons ensemble.

Vous arrive-t-il de débrancher lorsque vous rentrez à la maison ?

M.C.P. : Impossible de compartimenter sa vie. Rêver est notre métier et on ne peut pas s’arrêter de rêver.

J.D. : Nous sommes passionnés tous les deux. La danse est une philosophie de vie. Même si notre fille, Lola, 11 ans, en a parfois ras le bol.

Dirk & Fien : rencontre exceptionnelle à Saint-Cloud.

Samedi 23 janvier, le Cirque Nomade emmenait avec lui quelques élèves découvrir Le Carrousel des Moutons, un spectacle onirique proposé par la compagnie belge d’irque et fien en représentation aux Trois Pierrots, à Saint-Cloud. Après le spectacle, nous avons eu la chance de faire connaissance avec les deux interprètes du spectacle.

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Salle comble et rire d’enfants étaient au rendez-vous aux Trois Pierrots, à Saint-Cloud (92) samedi dernier. Le Carrousel des Moutons, spectacle de la compagnie belge d’irque et fien, a déjà bien tourné depuis sa création en 2010. Duo entre un circassien et une musicienne, ce spectacle met en valeur un troisième protagoniste : un imposant piano, à la fois instrument de musique, agrès d’équilibre et manège atypique.

La compagnie tient son nom des deux artistes qui l’ont créée en 2005, suite à leur rencontre. Dirk, circassien accompli – tout à la fois jongleur, clown, équilibriste et acrobate – fait la démonstration de ses talents auprès de Fien, pianiste. Après avoir roulé sa bosse dans des spectacles de rue et dans son propre solo, Dirk, formé à l’ESAC à Bruxelles puis à Montréal joue désormais aux côtés de Fien (le spectacle Oh Suivant ! était leur toute première création commune).

Partenaires sur scène comme dans la vie, les deux artistes belges font montre de leur complicité et de leur complémentarité dans Le Carrousel des Moutons, un spectacle jeune public où poésie, musique et cirque se mêlent. Très bien reçu par la critique – et pour cause ! – et notamment récompensé en 2011 du prix du meilleur interprète au festival TAC de Valladolid (Espagne), ce spectacle impressionne aussi par sa structure : un imposant piano de plus d’une tonne et demie qui évolue tel un manège, monte, descend, se dresse à la verticale et se prête aux cabrioles et aux acrobaties d’un personnage songeur, clownesque et touchant. Fien, pianiste aguerrie, ne perd jamais le contrôle de son instrument, quand bien même se retrouve-t-elle à plusieurs mètres au-dessus du sol !

Le Cirque Nomade a eu la chance d’applaudir le duo complice de ce beau spectacle samedi dernier puis de les rencontrer grâce à un échange intimiste en bord de scène après la représentation. L’occasion pour les élèves, quelque peu intimidés, de poser des questions sur la réalisation d’un tel spectacle et notamment sur sa structure impressionnante qui les a visiblement tous fascinés ! Les deux artistes se sont ainsi confié sur l’histoire de la compagnie et sur la réalisation de ce spectacle et nous ont parlé également de leur prochain spectacle qui met en scène non seulement 4 protagonistes mais également 4 pianos ! Un nouveau défi technique qui attend nos deux artistes et que le public international pourra découvrir bientôt à l’occasion de leur prochaine tournée…

Merci encore à Dirk et à Fien ainsi qu’à l’équipe du théâtre Les Trois Pierrots à Saint-Cloud pour ce moment particulier.

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Plus d’infos :

  • Découvrez l’univers de la compagnie sur son site : www.dirque.com

L’Office du Tourisme de Boulogne parle du Cirque Nomade !

En cette semaine du 14 décembre 2015, l’Office du Tourisme de Boulogne-Billancourt met notre école à l’honneur. Nous remercions l’équipe de l’OTBB pour cet interview en 4 questions de Gaël Massot, fondateur et directeur pédagogique du Cirque Nomade. Egalement fondateur et directeur artistique de la compagnie Maboul Troubadour, il est à l’affiche du spectacle jeune public Le Sortilège de Baltazar qui se jouera à Boulogne les 22, 23 et 24 décembre prochain.

(pour lire l’article directement sur le site, cliquez ici)

4 Questions à Gaël Massot – Cirque Nomade

Découvrez l’interview de Gaël Massot, directeur pédagogique du Cirque Nomade et directeur artistique de la compagnie Maboul Troubadour.

4Q - Cirque Nomade - LogoPouvez-vous nous parler des activités du Cirque Nomade ?

Le Cirque Nomade a plusieurs pôles d’activités. Le plus conséquent est la partie école de cirque loisirs qui propose des cours hebdomadaires aux amateurs dès 3 ans. Quel que soit le niveau et les capacités, nos cours sont ouverts à tous ; nous envisageons les arts du cirque comme un vecteur de bien-être et un moyen de faire se rencontrer des personnes de milieux différents.

Outre nos cours, nous proposons des stages de cirque pendant les vacances scolaires. Depuis 2009, une section danse, amateur elle aussi, est venue s’ajouter à notre panel d’activités. Hors ses murs, le Cirque Nomade intervient dans des écoles, des centres de loisirs, des IME (Institut Médico-Éducatif)… pour proposer des ateliers de découverte des arts du cirque adaptés à chaque projet.

Nous détenons également notre propre compagnie professionnelle, Maboul Troubadour, qui compte à son actif un certain nombre de spectacles pour la scène, la rue ou encore des événements prestigieux…

D’où vous est venue l’idée de la création du Cirque Nomade ?

Le Cirque Nomade est né il y a 25 ans, sous le nom d’École des Arts du Cirque et du Spectacle. 
A l’origine, il s’agissait de réaliser un vieux rêve qui m’était très cher. J’ai grandi à Boulogne-Billancourt au sein de « l’habitat communautaire du 14 rue de Sèvres », où des Boulonnais s’unirent pour répondre aux besoins en logement de l’époque, mais pas uniquement : la place laissée aux associations de jeunesse, de sport et de culture était primordiale.

25 ans après, l’association est toujours là et s’est très bien développée puisqu’elle compte près de 500 adhérents aujourd’hui. J’y suis directeur pédagogique mais également directeur artistique de la compagnie Maboul Troubadour. Le Cirque Nomade compte aujourd’hui une douzaine de salariés, majoritairement professeurs de cirque, ainsi que 2 salariés à temps plein au bureau qui gèrent la coordination des cours, les inscriptions, la communication interne et externe de l’association, les projets que nous développons à l’extérieur de la structure, l’administration, etc.

Quels sont les projets du Cirque Nomade pour 2016 ?

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En 2016, nous clôturerons la saison par nos spectacles amateurs de cirque, comme chaque année, et de danse (tous les deux ans). Nous espérons également fêter dignement les 25 ans de notre association début 2016 !

Nous fourmillons aussi d’idées avec notre « petite troupe » : l’an passé, j’ai relancé ce projet qui me tient à cœur, à savoir accompagner nos élèves les plus avancés et motivés dans leur envie de s’investir en dehors des cours, en développant leur potentiel artistique et en se représentant à l’occasion d’événements artistiques et/ou caritatifs notamment, mais aussi en allant voir des spectacles de cirque de haut niveau avec nous, et avec, parfois en prime, la chance de rencontrer les artistes !

Ainsi, nous avons participé au Téléthon à Boulogne-Billancourt avec notre « petite troupe » le 5 décembre dernier, et elle aura l’occasion de se représenter sur scène pour la première partie du dernier spectacle de notre compagnie, Le Sortilège de Baltazar que nous jouerons à l’auditorium de l’Espace Landowski les 22, 23 et 24 décembre 2015. Par ailleurs, ce spectacle, sorti de résidence cet été, se destine à une tournée nationale.

La compagnie artistique fait partie intégrante de l’ADN du Cirque Nomade et nous comptons vraiment développer sa notoriété au même titre que celle de l’école loisir, qui est déjà bien connue des Boulonnais.

D’un point de vue plus personnel, quels sont vos lieux et événements boulonnais préférés ?

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© Coralie Daudin

Mes coups de cœur vont à deux lieux de culture essentiels à notre ville. Tout d’abord, le Carré Belle-Feuille, superbe salle de spectacles, avec une programmation toujours variée et parfois même audacieuse ! Nous avons la chance de travailler souvent avec eux et l’équipe est toujours disponible et efficace. Ensuite, le cinéma d’art et d’essai Landowski, un lieu chaleureux à taille humaine qui propose des films internationaux souvent peu relayés dans les grandes salles. 

  Interview réalisée le 09/12/2015

Prochainement, Le Sortilège de Baltazar

Flyer-Jpeg-1Cliquez sur l’image pour accéder à la page dédiée

Infos pratiques

« Il n’est pas encore minuit » à La Villette du 18 novembre au 27 décembre

La Villette accueille du cirque de haut vol à partir du 18 novembre prochain. La compagnie XY y jouera son troisième spectacle, Il n’est pas encore minuit, à l’espace Chapiteaux.

Le collectif créé il y a dix ans poursuit son aventure et continue à séduire les foules. Après Laissez Porter (2005) et Le Grand C (2009), le voici de retour avec une toute nouvelle création au titre énigmatique. Dans ce spectacle, à découvrir en famille dès 6 ans, ce « collectif de 22 acrobates interroge le rapport de l’individu au groupe, les nouvelles solidarités et ses formes de partage et nous livre une véritable ode à l’humanité sensible et dansante », annonce la Villette. Tout un programme…

Forts d’un succès grandissant et international – les deux premiers opus de la compagnie ont fait l’objet de plus de 500 représentations dans le monde – les artistes de la compagnie XY ont conforté leurs acquis techniques pour mieux les soumettre à la création collective. Dans Il n’est pas encore minuit, ils sont ainsi 22 en scène pour faire frissonner le public, à grand renfort de voltiges et d’acrobaties et ce, dans une ambiance singulière autour du lindy-hop, une danse de rue sur des musiques swing née à Harlem dans les années 20.

Crédit photo : Christophe RAYNAUD DE LAGE

Crédit photo : Christophe Raynaud de Lage

En marge du spectacle, la compagnie accueillera le public le 29 novembre sous la tente restauration pour un grand bal swing ! Le samedi 5 décembre, à 10h30, les artistes de la compagnie animeront 2h d’atelier de pratique du cirque aux ados et aux adultes.

Adhérents du Cirque Nomade, vous pouvez bénéficier d’un tarif privilégié pour ce spectacle : 18€ au lieu de 26€ ! Réservation indispensable au 01 40 03 75 75.

Pour plus d’informations rendez-vous sur le site de la Villette.

INFOS PRATIQUES

  • Dates :
    Du 18 novembre au 27 décembre 2015
    Mercredi, vendredi et samedi à 20h
    Jeudi à 19h30
    Dimanche à 15h
  • Tarifs :
    26€ plein tarif – 20€ tarif réduit – 18€ Tarif abonné et adhérent , moins de 26 ans, RSA, minimum vieillesse)

« Un dernier pour la route » à Antony !

Lancé il y a une quinzaine d’années, le collectif AOC, fondé par des diplômés du CNAC, école de cirque de Châlons, se montre prolifique. Sa dernière création (2014), intitulée Un dernier pour la route, prendra ses quartiers à l’espace cirque d’Antony (Pôle National des Arts du Cirque d’Antony et de Châtenay-Malabry) pour plusieurs dates en novembre prochain.

Rendez-vous les 6,7,8,13,14,15 et 20,21,22 novembre pour admirer ce collectif de 9 circassiens mis en scène par l’artiste belge Harold Henning. Les 4 fondateurs du collectif AOC invitent de nouveaux partenaires à les rejoindre sur scène.

Numéros de trampoline, trapèze ballant, cadre aérien, mât chinois, fil de fer se succèdent dans un spectacle moderne sur le thème du « vivre ensemble ».

© Géraldine Aresteanu

© Géraldine Aresteanu

« Oscillant en permanence entre le groupe et l’individu, Un dernier pour la route est un spectacle hybride, où se croisent des tableaux collectifs dansés et des moments de théâtre virant au sketch. Et puisque les AOC sont avant tout de grands professionnels du cirque, ils nous offrent de purs morceaux de bravoure acrobatique : pirouettes au mât chinois, trapèze ultra-sensuel, trampoline à trois corps ou jeté de couteaux pulsionnel, ces numéros parfaitement rôdés viennent électriser des scènes plus apaisées. Sidérant de maîtrise, débordant d’intensité physique, un florilège de cirque qui laisse bouche bée ». – Théâtre Firmin Gémier

N.B : Le 13 novembre, les artistes du collectif invitent les spectateurs à les rencontrer sous le petit chapiteau. Ateliers parents-enfants en marge du spectacle le 11 novembre de 10h à 12h30.
Plus d’informations sur : http://www.theatrefirmingemier-lapiscine.fr/