« Etoiles » : une expo pour un duo au firmament

Elephant Paname, centre d’arts et de danse, situé à deux pas de l’Opéra Garnier, s’est vite positionné comme un lieu incontournable des passionnés de la danse dans la capitale. Elephant Paname propose des cours de danse, met à disposition des studios pour les résidences d’artistes mais est également un lieu de rencontres, d’échanges et d’expositions. Depuis le 29 janvier et jusqu’au 29 mai prochain, le lieu met à l’honneur le couple de danseurs étoiles Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta dans une exposition qui leur est consacrée.

Nicolas Le Riche et Clairemarie Osta sont tous deux des grands danseurs et figures emblématiques du Ballet National de l’Opéra de Paris. Ces jeunes « retraités » de cette institution française sont les stars de l’exposition que leur dédie Elephant Paname depuis le 29 janvier. Couple à la scène comme à la ville, ces deux danseurs étoiles de renommée internationale continuent à nous émerveiller.

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Nicolas Le Riche dans Le Jeune homme et la Mort – copyright : Jacques Moatti

Nicolas Le Riche entre à l’école de danse de l’Opéra de Paris à l’âge de 10 ans et y fera par la suite une brillante carrière. Intégré au corps de ballet à 16 ans, il est nommé étoile par Patrick Dupont en 1993 à seulement 21 ans. Après avoir atteint l’âge fatidique de la retraite à l’Opéra de Paris, le danseur alors âgé de 42 ans y fait ses adieux le 9 juillet 2014. S’ensuit une tournée d’adieu, baptisée Itinérances, que nous avions eu la chance de voir à Boulogne-Billancourt, au Carré Bellefeuille, la saison dernière…
Clairemarie Osta intègre quant à elle le corps de ballet de l’Opéra national de Paris en 1988 à l’âge de 18 ans après une formation au Conservatoire supérieur de musique et de danse de Paris suivie d’un an de formation à l’école de danse de l’Opéra de Paris. Promue étoile en 2002, elle fait ses adieux à l’Opéra de Paris 10 ans plus tard, le 13 mai 2012, à l’occasion de la dernière représentation de L’Histoire de Manon de la saison 2011/2012 de l’Opéra Garnier.

L’exposition « Etoiles » se penche sur ce couple inspirant et nous plonge au cœur de la vie de ces deux artistes grâce à des photos, des vidéos, des costumes, des accessoires, des objets personnels, mais aussi à travers des spectacles… « Etoiles » nous fait découvrir ou redécouvrir la carrière impressionnante de ce duo. Elephant Paname organise également des rendez-vous exceptionnels autour de cette exposition, dont 4 sont au programme en avril et en mai prochain.

Retrouvez toutes les informations sur l’exposition sur le site d’Elephant Paname, en cliquant ici.

Infos pratiques : 9 € tarif plein, 7 € tarif réduit, gratuit pour les moins de 10 ans

 

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(Des)illusions au Théâtre Le Monfort à Paris

Le Montfort, théâtre parisien (15 e arrondissement) confirme cette saison encore sa volonté de faire découvrir des talents de la scène actuelle dans quatre arts qu’elle met au menu de sa programmation 2016 : théâtre, danse, musique et cirque.
L’établissement parisien propose de nouveau cette année son festival « (Des)illusions » non seulement dédié à ces quatre disciplines mais aussi voué à créer des passerelles entre elles.

Dès aujourd’hui, jeudi 10 mars 2016 et jusqu’au 3 avril prochain, au théâtre Le Montfort, les spectateurs pourront découvrir une programmation riche. Fort du succès de la précédente édition, le Montfort propose cette saison quatre semaines de spectacles et d’émotions !

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« Noos » © Clément Cebe

Parmi les spectacles à découvrir, côté cirque, l’artiste Mathurin Bolze propose un duo avec Karim Mesaoudi dans Fenêtres. Le duo formé par la voltigeuse Justine Berthillot et le porteur Frederi Vernier continue son bonhomme de chemin et présente Noos qui étudie la relation qui nous lie à l’autre à travers de nombreuses prouesses et beaucoup d’émotions. Quant au spectacle TU, il met en scène Olivier Meyrou avec Matias Pilet dans un spectacle intimiste qui interroge sur les origines d’un mouvement acrobatique…

Côté danse, la Japonaise Kaori Ito propose un duo incongru avec Olivier Martin-Salvan dans un spectacle au nom tout aussi original : Religieuse à la Fraise. Le spectacle Questcequetudeviens d’Aurélien Bory met quant à lui le flamenco à l’honneur au sein de ce festival inter-disciplinaire.

Plus d’informations (et réservations) sur le site du théâtre Le Montfort, en cliquant ici.

LAC, une relecture surprenante à (re)découvrir en janvier

Jean-Christophe Maillot, emblématique chorégraphe et directeur des célèbres Ballets de Monte-Carlo signait en 2011 l’une de ses œuvres les plus puissantes : LAC. Cette relecture, ou devrait-on dire cette recréation, du mythique ballet classique Le Lac des Cygnes, est à (re)découvrir en janvier à Saint-Quentin-en-Yvelines, en région parisienne.

Sur la partition originale de Tchaïkovski – condensée en 1h 30 au lieu de 2h30-  LAC réinvente le Lac des Cygnes. Jean-Christophe Maillot s’est accompagné de l’écrivain Jean Rouaud – prix Goncourd en 1990 pour son premier roman, Les Champs d’honneur – afin d’écrire une nouvelle dramaturgie, bien loin des élans mélodramatiques et de la pureté des idéaux du ballet originel.

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photo : Angela Sterling

LAC est une version personnelle, psychanalytique et même teintée d’érotisme. Plus tourmentée et plus sombre donc, la narration est au centre de cette oeuvre qui s’appuie sur le talent et la puissance des cinquante interprètes des Ballets de Monte-Carlo. LAC met en scène nos peurs d’enfant, nos terreurs nocturnes et donne ainsi à voir un ballet contemporain doté d’une dimension psychologique…

 

« Une de ces réécritures dont la danse a besoin, qui innove sans renier l’histoire… La danse s’élève et s’envole dans des ensembles très énergisants.(…) Jean-Christophe Maillot a réussi le difficile pari de retailler ce diamant sans rien lui ôter de son éclat ni de son essence.» – François Delétraz, Le Figaro Magazine

Un titre où la disparition des Cygnes suggère une immersion plus profonde. Entière. Au côté de l’écrivain Jean Rouaud, la nouvelle lecture est psychanalysante. Le mythe est restitué à la puissance fantastique des cauchemars de l’enfance. Et ceux-ci sont noués à des transactions du désir, plus crues que les idéalités éthérées du ballet romantique. » – Gérard Mayen, Mouvement

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Infos pratiques :

LAC
Jean-Christophe Maillot – Les Ballets de Monte-Carlo
Du 22 au 24 janvier au Théâtre de St-Quentin-en-Yvelines (78)
http://www.theatresqy.org/

La danse à l’honneur au Carré Bellefeuille !

Cette saison sera riche en spectacles ! Le Carré Bellefeuille, salle boulonnaise renommée pour sa programmation qui n’a rien à envier aux théâtres parisiens fait, cette année encore, la part belle à l’art vivant en général et à la danse en particulier. Il propose ainsi plusieurs rendez-vous mettant à l’honneur le sixième art.

Le Cirque Nomade propose des places à ses adhérents (attention, limitées !) à des tarifs plus qu’attractifs. Alors, vous auriez tort de vous priver des belles découvertes qu’on vous propose dès janvier 2016 !

  • Etre ou Paraître – Théâtre du Corps Pietragalla-Derouault (avec Julien Derouault)
    mardi 19 janvier 2016 à 20h30
    Succès au festival Off d’Avignon en 2014 et 2015, Etre ou Paraître met en scène le danseur Julien Derouault dans une scénographie de Marie-Claude Pietragalla qui a également co-écrit la chorégraphie. Sur des textes de Louis Aragon et de William Shakespeare et une musique de Yannaël Quenel, le soliste propose une performance relevant autant de la danse que du théâtre et du mime.

Places disponibles : 12

  • Roméo & Juliette – Groupe Grenade
    vendredi 12 février 2016 à 20h30
    En 1989, le Ministère de la Culture propose à la danseuse et chorégraphe Josette Baïz (ballet Royal de Phnom Penh, Allemagne, Vénézuela, Pays-Bas) une résidence d’une année dans une école des quartiers nord de Marseille. Cette rencontre avec des jeunes d’origines et de cultures diverses amène la chorégraphe à repenser le sens de son travail et à modifier sa démarche artistique. S’ensuivra une seconde résidence, avant que naisse, en 1992, le Groupe Grenade, composés de jeunes danseurs issus de ces quartiers. Dès le départ, le métissage est la clé de voûte du groupe, ce qui se ressent dans le mariage des styles de danse employées : contemporain, smurf, hip-hop, danses ethniques. Après 10 années de tournées, Josette Baïz intègre le classique dans son parcours et décide de développer davantage la technique dans la formation de ses danseurs. Actuellement, Le Groupe Grenade est composé d’une cinquantaine d’enfants et adolescents de 7 à 18 ans. A leur majorité Josette Baïz propose à certains danseurs alliant technique, qualité et engagement d’intégrer progressivement sa compagnie professionnelle. Cette expérience est unique en France, le groupe Grenade a aujourd’hui pour vocation de devenir un véritable Centre Chorégraphique pour la jeunesse. Roméo & Juliette est l’une des dernières créations du groupe (2013).

    Places disponibles : 7

© Leo Ballani

© Leo Ballani

  • IT Dansa
    mardi 15 mars 2016 à 20h30
    La jeunesse est décidément à l’honneur cette saison ! Jeune compagnie de danse espagnole, IT Dansa se compose de 16 danseurs internationaux inscrits dans le cursus post-universitaire de l’Institut del Teatre de Barcelone. Ces 16 talents, qui bénéficient d’une bourse de deux ans afin de perfectionner leur technique et se produire sur de nombreuses scènes internationales sont sous l’égide de Christine Allard, ancienne danseuse au Nederlands Dans Theatre et ex-égérie de Nacho Duato (danseur et chorégraphe espagnol) ; elle dirige la troupe depuis sa création en 1997. A ce jour, la compagnie a produit plus d’une trentaine de chorégraphies, permettant à de jeunes danseurs de travailler avec des chorégraphes renommés ainsi qu’avec de nombreux talents émergents.

     Places disponibles : 20

  • Asi Nisi Masa – José Montalvo
    dimanche 3 avril à 15h
    Produit par le Théâtre National de Chaillot, Asi Nisi Masa est une oeuvre contemporaine du chorégraphe José Montalvo – également à la scénographie et à la conception vidéo – qui revisite ici l’univers du conte. « Asa Nisi Masa », formule magique empruntée à la petite fille du film de Federico Fellini, Huit et demi, sert de fil conducteur à ce recueil de vingt contes chorégraphiques miniatures. Suivi d’un bal, ce spectacle s’adresse aussi au jeune public, dès 6 ans.

     Places disponibles : 20

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Nous proposons tous ces spectacles à nos adhérents au tarif préférentiel de 16,50 €, excepté Asi Nisi Masa dont vous pouvez profiter dès 6,50 € !
Réservation de nos adhérents auprès de Lucille ou du bureau : vanessa@cirquenomade.com

Pour les malchanceux n’ayant plus de places dans notre quota, nous vous invitons bien évidemment à vous renseigner en direct auprès de la billetterie du Carré Bellefeuille. Faute de tarif groupe, vous pourrez néanmoins bénéficier d’un tarif réduit en justifiant de votre adhésion au Cirque Nomade (n’hésitez pas à nous contacter).

Deux célèbres chorégraphes asiatiques bientôt à Saint-Quentin…

Le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines (78) met à l’honneur deux chorégraphes asiatiques en ce mois d’octobre.
L’établissement propose cette année encore une riche programmation (théâtre, cirque, danse) et accueillera notamment deux grands noms de la scène chorégraphique asiatique très prochainement.

dancing_grandmothersLe 10 octobre le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines recevra Eun-Me Ahn, surnommée la « Pina Bausch de Séoul », et ses « Dancing Grandmothers ». Traduire : « grand-mères qui dansent ». Cette chorégraphe coréenne, à la tête de sa propre compagnie depuis 1986, aime le mélange des genres, cultive le goût du contraste et allie modernité et tradition. Dans sa pièce Dancing Grandmothers, Eun-Me Ahn marie passé et présent, associe folklore et musique techno. La Coréenne est partie à la rencontre de femmes âgées de 60 à 90 ans en sillonnant les provinces coréennes. Intégrées aux 9 jeunes danseurs professionnels de sa troupe, les 12 mamies qu’elle a ainsi « recrutées » dansent sur les tubes de leur jeunesse. De la réaction des danseurs, de ces rencontres improbables et des images filmées dans leurs villages respectifs est ainsi né un spectacle à part entière et inter-générationnel.

  • Dancing Grandmothers au Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines le 10 octobre à 20h30.

Les 14 et 15 octobre prochains, ce sera au tour de Kaori Ito d’investir la scène du théâtre yvelinois. La nouvelle création de la chorégraphe japonaise, Je danse parce que je me méfie des mots, y entame sa tournée après 15 jours de résidence dans les murs du théâtre de Saint-Quentin. Questionnant la relation entre un père (le sien) et une fille (elle-même) ce nouveau spectacle interroge notamment sur la distance autant géographique qu’émotionnelle qui peut séparer une personne de sa famille. Dans son nouveau spectacle elle se met ainsi en scène avec son père Hiroshi, sculpteur renommé au Japon. Cette rencontre à la fois intime et artistique sonde le lien entre ces deux protagonistes par-delà l’éloignement géographique et les clivages culturels et générationnels.

« La distance nous oblige à manifester l’amour autrement, de manière plus subtile. Au Japon, on ne montre pas ses sentiments. (…) Vivant à l’autre bout du monde, on a la sensation de devenir étranger à sa propre famille, on perd une relation concrète. Peut-être que le dessein de ce spectacle est la danse que nous ferons ensemble, après avoir dit ce qui peut l’être par la parole. »

kaori itoAinsi témoigne la danseuse et chorégraphe, séparée de ses proches par des milliers de kilomètres depuis maintenant une dizaine d’années. Je danse parce que je méfie des mots est donc un dialogue intime et chorégraphique… Après deux premières dates à Saint-Quentin, la dernière création de la prolifique chorégraphe nippone partira en tournée pour revenir en région parisienne début 2016 : à la Ferme du Buisson à Marne-la-Vallée (77) les 29 et 30 janvier puis à Jean Vilar à Suresnes (92) les 8 et 9 mars 2016.

  • Je danse parce que je me méfie des mots au Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines, le 14 octobre à 20h30 et le 15 octobre à 19h30.——-
  • Plus d’informations sur la programmation du Théâtre de Saint-Quentin et sur ces deux spectacles en cliquant ici.